L’Europe réagit aux menaces contre le détroit d’Hormuz : élargissement des sanctions contre l’Iran
L’Europe a commencé à réagir aux menaces iraniennes visant la navigation dans le détroit d’Hormuz en élargissant les sanctions liées à cette question.
Le Conseil de l’Union européenne a décidé vendredi d’étendre le cadre juridique des sanctions européennes imposées à l’Iran afin d’inclure les personnes et entités impliquées dans des politiques et des actions menaçant la liberté de navigation et le droit de passage légal au Moyen-Orient, en particulier dans le détroit d’Hormuz.
En vertu des nouvelles modifications, l’Union européenne pourra imposer davantage de mesures restrictives contre les individus et les entités liés à des actions portant atteinte à la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz.
Ces mesures comprennent l’interdiction d’entrée ou de transit sur le territoire de l’Union européenne, ainsi que le gel des avoirs.
Il sera également interdit aux citoyens et aux entreprises européens de fournir des fonds, des actifs financiers ou des ressources économiques aux personnes et entités figurant sur les listes de sanctions.
Le Conseil a précisé que les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne étaient parvenus à un accord politique sur cette question lors de la réunion du Conseil des affaires étrangères tenue en avril dernier.
Le Conseil a affirmé que les actions iraniennes contre les navires transitant par le détroit d’Hormuz « sont contraires au droit international » et constituent une violation des droits de transit et de passage inoffensif reconnus dans les détroits internationaux.
En mars dernier, le Conseil européen avait appelé à la mise en œuvre complète de la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies pour l’année 2026, soulignant la nécessité de garantir la sécurité maritime et le respect de la liberté de navigation, tout en condamnant toute action menaçant le trafic maritime ou entravant l’entrée et la sortie des navires du détroit d’Hormuz.
