L’appel à l’étranger : des tentatives désespérées des Frères musulmans pour revenir sur la scène en Tunisie
Des tentatives désespérées sont menées par le groupe des Frères musulmans en Tunisie par le biais de l’incitation et du recours à des soutiens extérieurs, dans l’espoir que cela conduise à un allègement des poursuites sécuritaires et à la libération de son dirigeant, Rached Ghannouchi.
Les dirigeants des Frères musulmans à l’étranger, ainsi que leurs alliés, cherchent à s’appuyer sur des soutiens extérieurs dans l’espoir d’obtenir la libération de leurs responsables détenus en prison.
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L’intervention de l’avocate Dalila Ben Mbarek Msaddek, sœur de Jawhar Ben Mbarek, dirigeant du Front du salut proche des Frères musulmans, emprisonné depuis février 2023 dans une affaire de complot contre la sûreté de l’État, a suscité une vive polémique en Tunisie, certains la qualifiant de « trahison » et de « collaboration ».
L’avocate tunisienne avait appelé le Parlement européen, lors d’une intervention en langue française devant la Commission des droits de l’homme, à adopter une position officielle claire réclamant la libération de ceux qu’elle a qualifiés de « prisonniers politiques ».
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À la suite de cette intervention, Dalila Ben Mbarek a fait l’objet de multiples accusations. Le député Badr Eddine Gammoudi l’a notamment accusée, dans une publication sur sa page Facebook, de « collaboration avec des pays étrangers ».
Gammoudi a déclaré que « Dalila Msaddek se vante de la collaboration et incite des États étrangers contre son propre peuple ».
Le recours à l’étranger
De son côté, l’activiste politique tunisien Khaled Bel Tahr a déclaré que l’organisation des Frères musulmans a fait du recours à l’étranger une pratique politique, après avoir constaté le rejet populaire et le désaveu des Tunisiens à l’égard de ses politiques.
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Il a affirmé que l’organisation tente d’agir depuis l’étranger, espérant revenir sur la scène politique par le biais de pressions internationales visant à obtenir la libération de ses dirigeants emprisonnés.
Il a expliqué que ces tentatives de recours à l’étranger menées par le mouvement Ennahdha et ses alliés à l’étranger ne porteront pas leurs fruits, après que les puissances étrangères ont compris que le système des Frères musulmans a été rejeté par le peuple tunisien.
Il a souligné que les Frères musulmans en Tunisie et leurs alliés sont incapables d’ancrer leur présence au sein de la société, cherchant ainsi une légitimité alternative à l’étranger, ajoutant que les batailles politiques se mènent à l’intérieur de la Tunisie et non à l’extérieur.
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Samedi dernier, le président tunisien Kaïs Saïed, lors de la célébration du soixante-dixième anniversaire des forces de sécurité intérieure, a déclaré : « Ceux-là (les Frères musulmans) se débattent et changent de couleur chaque jour… Les ennemis d’hier sont devenus des amis et des alliés. Ils pensaient que l’État était un butin et que le peuple tunisien était un otage. Mais le peuple, malgré leurs tentatives désespérées, leur donne une leçon après l’autre et leur assène gifle après gifle. »
Saïed a salué le rôle des agents de sécurité dans les prisons, affirmant qu’ils « ont beaucoup donné, malgré les campagnes de propagande malveillantes menées par ceux qui cherchent à se poser en victimes ».
Il a affirmé qu’ils « appliquent la loi conformément à la Constitution et traitent les détenus avec dignité et respect des droits de toute personne en détention, contrairement à ce que diffusent les cercles de trahison et de collaboration qui obéissent à des directives visant à porter atteinte à la paix intérieure de l’État par tous les moyens ».
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