Iran

L’Iran entre divisions et opacité : un régime vacillant vers la coupe empoisonnée 


Une bataille pour la survie oppose les factions rivales à l’intérieur de l’Iran, tandis que le flou entourant le sort du Guide, Mojtaba Khamenei, et les tactiques dilatoires révèlent un régime qui se délite de l’intérieur.

Le réseau américain Fox News affirme que le conflit entre les centres de pouvoir à Téhéran n’est plus dissimulé ; les signes de confusion dans une atmosphère tendue, les affrontements internes et la lutte d’influence sont plus visibles que jamais, et les divisions au sein du régime apparaissent désormais au grand jour.

Dans le contexte actuel, Ahmad Vahidi, commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution islamique, agit comme un dirigeant de l’ombre : son courant fait face à celui du président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, tandis que le courant du secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, Mohammad Zolqadr, joue le rôle de « moteur caché ». Le champ de l’autorité se rétrécit progressivement, au point que la structure du pouvoir s’apparente désormais, en pratique, à une « société par actions » composée d’acteurs sécuritaires et de renseignement.

Par ailleurs, Mojtaba Khamenei, fils du Guide suprême Ali Khamenei, demeure entouré d’un secret soigneusement entretenu par le centre du pouvoir, alors que les rumeurs au sein de la société sur sa mort se multiplient.

Des questions sans réponses

La question demeure : combien de temps le régime peut-il poursuivre ce jeu ? Est-il même en vie pour qu’on puisse ensuite le révéler ? Si la situation est normale, quel est alors l’objectif de ce jeu politique ? Et s’il n’est pas en vie, cela n’indique-t-il pas une intensification de la lutte interne au sein du régime ?

Selon Fox News, les restes de l’Assemblée des experts ont publié un communiqué affirmant qu’il est toujours en vie, et certains religieux liés au régime, considérés comme des autorités chiites, ont confirmé cette affirmation par des déclarations officielles.

Le réseau s’interroge toutefois : ces scènes ne seraient-elles qu’une manœuvre politique ? La mobilisation dans la rue et la propagande ciblée ne seraient-elles que des mises en scène orchestrées ? Et si la vérité éclatait, le régime serait-il capable d’en contenir les conséquences ?

De leur côté, les services de renseignement américains et israéliens n’ont pas encore confirmé de manière catégorique s’il est vivant ou mort. Il demeure également flou de savoir comment et pourquoi il a été choisi, par quel processus il a accédé à sa position et par quel mécanisme il a été validé.

Pour les observateurs internationaux, il est évident que ce régime ne laisse aucune place à la démocratie, à la voix du peuple ou aux mécanismes électoraux, mais repose sur la « tutelle absolue du juriste-théologien », un système idéologique détaché des standards modernes de gouvernance, de rationalité et de civisme.

Un obstacle aux négociations

L’aile assimilable à un conseil militaire au sein du régime constitue un obstacle majeur à toute négociation avec le président Donald Trump et les États-Unis, tout en poursuivant son objectif déclaré de détruire Israël.

Dans le même temps, le noyau dur du pouvoir comprend encore des figures qui n’ont pas été ciblées par Israël ou les États-Unis, issues des courants les plus radicaux, et qui refusent toute concession.

Selon Fox News, bien que les divisions internes soient bien plus profondes que ce qu’estiment les services de renseignement américains et israéliens, il reste incertain de savoir qui sera finalement prêt à « boire la coupe empoisonnée ».

Le régime n’a, par ailleurs, rien de substantiel à offrir à la table des négociations. Dans ce contexte, accorder du temps sous couvert de diplomatie pourrait se transformer en opportunité de propagande pour Téhéran afin de promouvoir une « victoire » médiatique, sans réelle volonté de mettre fin à l’impasse structurelle.

Ambiguïté et extension des tensions

Le régime maintient des canaux de négociation formels dans un état de flou et de suspension, avec une tendance à élargir les tensions afin de les utiliser comme levier de pression et d’usure de l’adversaire.

Quant à ce que propose le Corps des gardiens de la révolution, cela relève davantage d’un jeu de mots que d’une diplomatie claire : la transparence fait défaut et aucune réponse précise n’est apportée aux demandes américaines. La stratégie fondamentale consiste à gagner du temps et à épuiser les adversaires, selon Fox News.

À différentes périodes, le régime quitte la table des négociations non pas dans le cadre d’une stratégie mûrement réfléchie, mais en raison de son incapacité à saisir la logique diplomatique et de son inclination pour la guerre psychologique et la gestion de crise. Ces comportements traduisent une profonde confusion. Le régime est pris dans une impasse obscure et tente de donner l’impression qu’il maîtrise le temps, alors qu’il mène en réalité un jeu psychologique pour préserver son prestige et éviter la confrontation directe.

Fox News souligne que les positions du Corps des gardiens de la révolution manquent de crédibilité aux yeux des États-Unis, tandis qu’Israël considère les réponses iraniennes comme peu fiables. Le véritable dialogue a été remplacé par l’ambiguïté, la suspension et des stratégies d’usure.

Dans ce contexte, les intérêts nationaux iraniens ne constituent pas une priorité pour ces factions rivales, et il n’existe aucune volonté réelle de faire des concessions en raison de la faiblesse des outils efficaces. De plus, la dépendance excessive au programme nucléaire et aux réseaux régionaux a contribué à approfondir les crises plutôt qu’à renforcer la puissance, selon Fox News.

Dans ces conditions, la stabilité en Iran semble liée à des changements fondamentaux dans la structure du pouvoir. Il ne s’agit plus d’un régime stable, mais d’un espace d’érosion interne où l’autorité se désagrège de l’intérieur.

Fox News conclut que ce qui se déroule à Téhéran ne relève pas d’une gestion de la puissance, mais de l’image de son érosion : un régime incohérent, déchiré par des factions qui luttent pour survivre plutôt que pour gouverner, tandis que l’autorité se délite progressivement de l’intérieur, et non de l’extérieur.

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