Activation des défenses aériennes à Téhéran
L’Iran a activé ses défenses aériennes dans le ciel de la capitale, Téhéran, sans que les raisons soient clairement établies, alors que les négociations entre les États-Unis et l’État asiatique traversent une phase d’impasse.
Les agences iraniennes Tasnim et Fars ont rapporté, dans la nuit de jeudi, que des sons de défenses aériennes avaient été entendus dans l’espace aérien de Téhéran.
Tasnim a indiqué : « Le son de l’activation des défenses aériennes a été entendu dans certaines zones de Téhéran. Il n’est pas encore clair s’il s’agit d’un test défensif ou d’une riposte à ce qui pourrait être des drones de reconnaissance au-dessus de la capitale. »
L’agence Fars a publié un rapport similaire.
Plus tard, les deux agences ont précisé que la défense aérienne avait été activée « pour faire face à de petits aéronefs et à des drones de reconnaissance », soulignant que « le bruit des défenses aériennes s’est arrêté 20 minutes après l’activation ».
Jeudi, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré qu’Israël « pourrait être contraint d’agir de nouveau » contre l’Iran afin de garantir que celui-ci ne constitue pas une menace pour son pays.
Dans un communiqué publié jeudi par son bureau, Katz a estimé que « le président américain Donald Trump, en coordination avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dirige les efforts visant à atteindre les objectifs de la campagne, afin de garantir que l’Iran ne représente plus, à l’avenir, une menace pour Israël, les États-Unis et le monde libre ».
Il a ajouté : « Nous soutenons cet effort et apportons le soutien nécessaire, mais il est possible que nous devions bientôt agir de nouveau pour garantir la réalisation de ces objectifs. »
Depuis le début de la guerre, à la fin du mois de février dernier, l’Iran a pratiquement fermé le détroit d’Hormuz, par lequel transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié.
À la suite de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril courant, les États-Unis ont imposé un blocus des ports iraniens, qu’ils ont présenté comme une réponse à la poursuite par Téhéran de la fermeture de ce passage maritime vital.
Récemment, un haut responsable américain a évoqué la possibilité de maintenir ce blocus « pendant des mois si nécessaire ».
Auparavant, le président américain Donald Trump avait qualifié le blocus de « légèrement plus efficace que les bombardements », dans un entretien accordé au site Axios.
Selon ce même site, Trump devait recevoir jeudi un briefing de l’armée concernant de potentielles nouvelles opérations militaires.
La guerre a éclaté le 28 février dernier à la suite d’une attaque israélo-américaine. Malgré le cessez-le-feu et une série de pourparlers le 11 du mois en cours à Islamabad, les efforts diplomatiques n’ont pas abouti à un accord mettant fin au conflit.
