Golfe Persique

Hormuz et le nucléaire : un chantage iranien menace la trêve fragile


Le monde attend les résultats des négociations américano-iraniennes, menées dans un climat d’intransigeance iranienne qui menace leur effondrement à tout moment.

Malgré la reconnaissance par Washington et Téhéran de progrès réalisés dans les pourparlers, la fermeté iranienne sur les dossiers nucléaire et du Strait of Hormuz fait peser un risque sérieux sur leur issue.

Le président américain Donald Trump a déclaré que « les discussions sont très bonnes » avec Téhéran, tout en mettant en garde contre un « chantage » lié au détroit d’Hormuz, passage maritime vital. De son côté, le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que les discussions récentes avec les États-Unis ont permis des avancées, tout en reconnaissant la persistance de divergences sur les questions nucléaires et le détroit d’Hormuz.

Aucune des deux parties n’a fourni de détails samedi sur l’état des négociations, à quelques jours de l’expiration du cessez-le-feu fragile dans la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

Ce conflit, entré dans sa huitième semaine, a causé des milliers de morts, s’est étendu à des frappes israéliennes au Liban et a provoqué une hausse des prix du pétrole en raison de la fermeture effective du détroit, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des expéditions mondiales de pétrole.

Après avoir annoncé la réouverture du détroit vendredi, l’Iran l’a de nouveau fermé samedi, aggravant les doutes quant à la possibilité d’un accord. Donald Trump a qualifié cette mesure de « chantage », tout en saluant la qualité des discussions.

Le président américain a défendu le blocus imposé par les États-Unis aux ports iraniens et a menacé de « recommencer à larguer des bombes » si aucun accord durable n’était conclu avant la fin du cessez-le-feu, prévue mercredi prochain.

Les inquiétudes se sont accrues après que deux navires au moins ont signalé avoir été attaqués samedi alors qu’ils tentaient de franchir le détroit d’Hormuz.

Le gouvernement indien a annoncé avoir convoqué l’ambassadeur iranien à New Delhi, exprimant sa vive préoccupation après que deux navires battant pavillon indien ont essuyé des tirs dans le détroit.

Le United States Central Command a indiqué que ses forces imposent un blocus maritime à l’Iran, sans commenter les mesures iraniennes les plus récentes.

Ce revirement de position de Téhéran accroît le risque d’une perturbation prolongée des expéditions de pétrole et de gaz à travers le détroit, alors que Donald Trump examine la possibilité de prolonger le cessez-le-feu.

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