Politique

Toujours active malgré les risques : appel de l’ONU pour garantir la sécurité des forces de la FINUL au Liban


Les Nations unies ont appelé à garantir la sécurité de leur Force intérimaire de maintien de la paix au Liban, la Force intérimaire des Nations unies au Liban, affirmant la poursuite de ses activités malgré les dangers.

Le porte-parole officiel de l’ONU, Stéphane Dujarric, a confirmé que la FINUL continue d’accomplir ses missions sur le terrain et ses actions humanitaires, en dépit de la grave escalade sécuritaire et des attaques visant des sites onusiens.

La frontière libano-israélienne s’est de nouveau embrasée ce mois-ci après que le Hezbollah a lancé des attaques à la roquette contre Israël, mettant fin à une trêve conclue en novembre 2024.

Dujarric a réitéré l’appel ferme des Nations unies à toutes les parties pour qu’elles s’abstiennent de cibler ses installations et garantissent la sécurité ainsi que la liberté de mouvement des forces de maintien de la paix.

Le porte-parole a révélé qu’un site onusien dans le secteur est a été pris sous le feu de mitrailleuses mercredi, et qu’un obus de mortier est tombé près d’un autre site dans la zone de Beit Lif, causant des dégâts mineurs sans faire de blessés parmi les membres de la mission.

Il a précisé que cela coïncidait avec des rapports de terrain faisant état d’échanges de tirs intenses jeudi, incluant des tirs de roquettes et d’artillerie en direction d’Israël, ainsi que des frappes aériennes israéliennes et des bombardements ayant touché plusieurs localités des secteurs est et ouest, dont Deir Syriane, Taybeh (South Lebanon), Beit Lif, Qantara (South Lebanon), Bint Jbeil, Hanin (South Lebanon) et Mansouri (South Lebanon).

Il a indiqué que, malgré cet environnement extrêmement instable le long de la Ligne bleue, la mission onusienne poursuit la surveillance de la situation et la coordination des efforts. Elle a récemment réussi, en étroite coopération avec les forces armées libanaises, à acheminer des fournitures humanitaires essentielles, notamment de la nourriture, des médicaments et des articles d’hygiène, aux civils affectés dans sa zone d’opérations, en profitant des périodes où les conditions sécuritaires le permettent.

La FINUL opère au Liban depuis la première offensive terrestre israélienne contre ce pays en 1978.

La résolution 1701, qui a mis fin à la guerre dévastatrice de 2006 entre le Hezbollah et Israël, a renforcé la présence de la force internationale et lui a confié la mission de surveiller le cessez-le-feu entre les deux parties.

En vertu de cette résolution, l’armée libanaise s’est déployée pour la première fois depuis des décennies le long de la frontière avec Israël afin d’empêcher toute présence militaire « illégale » dans cette zone.

À la suite du dernier affrontement entre le Hezbollah et Israël, qui a débuté en octobre 2023, le gouvernement libanais est parvenu à un accord de trêve prévoyant le retrait du Hezbollah au sud du fleuve Litani River, l’armée prenant en charge la sécurité du sud du pays.

Par la suite, le gouvernement libanais a adopté une décision visant à limiter le port des armes à l’État, une décision entrée en vigueur avant la reprise des combats.

Après les attaques à la roquette menées ce mois-ci par le Hezbollah contre Israël, le gouvernement libanais a décidé d’interdire toute activité militaire du groupe soutenu par l’Iran.

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