Politique

Un journal iranien : Téhéran élargit sa banque de cibles dans le Golfe


L’Iran prévoit de frapper la zone pétrolière commune entre le Koweït et l’Arabie saoudite, ainsi que les champs pétrolifères de Wafra et de Burgan, et les centrales électriques d’Al-Zour et d’Al-Shaiba, selon un responsable iranien.

Le journal iranien Hamshahri a indiqué que les forces armées ont placé sur leur table une banque de cibles comprenant des sites stratégiques en Arabie saoudite et au Koweït, dans le contexte de l’attaque continue menée par les États-Unis et Israël. Il est estimé que Téhéran cherchera à une nouvelle escalade afin d’obtenir des gains politiques au moment où il est question de négociations avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre.

Le journal iranien a cité un responsable du pays, dont l’identité n’a pas été révélée, affirmant que toute démarche « hostile » contre l’Iran entraînera une réponse militaire ultérieure. Il a ajouté : « En cas de démarche hostile, la zone pétrolière commune entre le Koweït et l’Arabie saoudite, les champs pétrolifères de Wafra et de Burgan, les centrales électriques d’Al-Zour et d’Al-Shaiba, ainsi que d’autres infrastructures stratégiques, figurent sur la liste des cibles de la riposte. »

Téhéran fait fi de toutes les décisions internationales lui demandant de cesser de cibler les sites de production d’énergie et les institutions civiles, telles que les infrastructures, les aéroports et les hôtels, considérés comme des crimes de guerre, et continue de mener des attaques par drones et missiles balistiques.

Depuis le 28 février dernier, Israël et les États-Unis mènent une guerre contre l’Iran, qui a fait des centaines de morts, dont des responsables de premier plan, au premier rang desquels le Guide Ali Khamenei, tandis que Téhéran riposte en lançant des missiles et des drones en direction d’Israël.

L’Iran cible également ce qu’il décrit comme des sites et des intérêts américains dans des pays arabes. Toutefois, certaines attaques ont causé des morts et des blessés et ont endommagé des biens civils, ce qui a été condamné par les pays visés, qui ont exigé l’arrêt immédiat de ces actes.

L’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Koweït ont annoncé, depuis l’aube de jeudi, avoir été la cible d’attaques par missiles et drones, alors que la guerre israélo-américaine contre l’Iran entrait dans son vingt-septième jour.

Le ministère saoudien de la Défense a indiqué, dans des publications sur son compte sur la plateforme X, que ses forces ont intercepté et détruit 33 drones dans la région orientale du Royaume.

À Bahreïn, le ministère de l’Intérieur a annoncé que la défense civile a maîtrisé un incendie dans une installation du gouvernorat de Muharraq, à la suite de ce qu’il a qualifié d’« agression iranienne », sans faire état de blessés. Il a ajouté que les sirènes d’alerte ont retenti à deux reprises, appelant les citoyens et les résidents à rester calmes, à se rendre vers le lieu sûr le plus proche et à suivre les instructions diffusées par les canaux officiels.

De son côté, le ministère émirien de la Défense a indiqué que ses défenses aériennes ont traité des « attaques de missiles et de drones en provenance d’Iran ».

Dans deux communiqués publiés à environ cinq heures d’intervalle, il a précisé que « les bruits entendus dans différentes régions du pays résultent de l’interception de missiles balistiques, de drones et de missiles de croisière ».

Le bureau des médias d’Abou Dhabi a également annoncé la mort de deux personnes et la blessure de trois autres, à la suite de dommages causés à des véhicules dans la capitale émirienne en raison de la chute de débris consécutive à l’interception d’un missile balistique.

Au Koweït, le ministère de la Défense a annoncé que les défenses aériennes ont repoussé des attaques de missiles et de drones « hostiles ».

Il a précisé que les bruits d’explosion susceptibles d’être entendus résultent de l’interception de ces attaques par les systèmes de défense aérienne, appelant à respecter les consignes de sécurité émises par les autorités compétentes.

Le porte-parole de la Garde nationale du Koweït, le brigadier Jad’an Fadel Jad’an, a également annoncé l’abattage de deux drones dans les zones de responsabilité qu’il assure, sans en préciser les emplacements.

Jad’an a expliqué, dans un communiqué de presse jeudi, que cette mesure s’inscrit dans le cadre des efforts continus visant à renforcer la sécurité, à protéger les sites vitaux et à faire face à toute menace potentielle.

Afficher plus
Bouton retour en haut de la page