Un nouveau pays hôte et 15 points… les détails de la proposition qui pourrait mettre fin à la guerre en Iran
Les milieux internationaux suivent de près les négociations indirectes entre Washington et Téhéran, qui pourraient constituer un tournant décisif pour trancher l’issue de la guerre.
Lundi, le président américain Donald Trump a affirmé que les choses « se déroulent très bien » concernant l’Iran, peu après avoir annoncé la tenue de discussions avec Téhéran et le report des frappes qu’il avait menacé de mener contre ses installations de production d’électricité.
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Selon les informations consultées sur le réseau CNN, il existe « une proposition visant à ce que le Pakistan accueille une réunion entre les États-Unis et l’Iran plus tard cette semaine, à laquelle pourrait participer le vice-président américain J.D. Vance ».
D’après la chaîne américaine, citant deux sources informées, ces discussions incluent « des propositions stratégiques américaines en 15 points visant à réduire l’escalade militaire et à garantir la liberté de navigation dans les voies maritimes vitales ».
D’autres sources ont indiqué que « plusieurs pays travaillent activement à une médiation en vue d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, dans un contexte où les répercussions de la guerre continuent de se faire sentir à l’échelle mondiale ».
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La Maison-Blanche a refusé de fournir davantage de détails sur ces discussions, que le président Donald Trump a déclaré avoir été menées par ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner.
Dans une déclaration, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué : « Il s’agit de discussions diplomatiques sensibles, et les États-Unis ne négocieront pas par le biais des médias. La situation est instable, et les spéculations concernant les réunions ne doivent pas être considérées comme définitives tant qu’elles n’ont pas été officiellement annoncées par la Maison-Blanche ».
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15 points
Des sources informées ont indiqué que le Pakistan, la Turquie, l’Égypte et Oman participent aux efforts de négociation.
Ces efforts diplomatiques visent à parvenir à un cessez-le-feu et à garantir un passage sûr des navires à travers le détroit d’Ormuz.
Deux sources régionales ont indiqué que les États-Unis ont transmis, par l’intermédiaire du Pakistan, une liste de 15 points détaillant leurs attentes vis-à-vis de l’Iran, sans qu’il soit encore clair si Téhéran a accepté l’un de ces points.
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L’une des sources a précisé que certains de ces points sont « quasi impossibles » à accepter pour l’Iran, tandis qu’une autre a indiqué qu’ils correspondent aux propositions déjà présentées par les États-Unis à l’Iran lors des négociations de l’année précédente.
Lundi également, Donald Trump a évoqué cette proposition en 15 points, affirmant que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à des « points d’accord majeurs ».
Selon ces mêmes sources, le Pakistan formule des propositions et mène des efforts de médiation, tandis que des responsables omanais ont échangé des messages entre les États-Unis et l’Iran concernant le détroit d’Ormuz.
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Les sources ont ajouté que l’Égypte participe également à ce qu’elles ont qualifié d’efforts diplomatiques actifs.
Le Pakistan a développé une relation solide avec l’administration Trump au cours de l’année écoulée et entretient depuis longtemps un dialogue avec le régime iranien.
À ce stade, aucun de ces pays n’a confirmé ni démenti officiellement les informations concernant le lieu des discussions ou les propositions en cours d’examen.
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Qui compose la délégation iranienne de négociation ?
L’identification des interlocuteurs, voire même la confirmation de l’existence des discussions, est rapidement devenue un sujet de controverse.
Donald Trump a refusé de révéler l’identité de l’intermédiaire iranien avec lequel ses envoyés sont en contact, se contentant de le décrire comme « une personnalité éminente ».
Alors même que le président s’exprimait, des unités supplémentaires de marines se dirigeaient vers le Moyen-Orient, ce qui a renforcé les doutes quant au sérieux de ces discussions.
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De son côté, Téhéran a nié toute tenue de négociations, affirmant que Trump avait reculé face à la menace d’une riposte iranienne.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, que certains soupçonnent d’être le responsable évoqué par Trump, a écrit sur son compte X : « Aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis ».
Cependant, ce démenti a été formulé avec précision, puisque l’Iran n’a pas nié l’échange de messages entre les deux parties en vue d’explorer la possibilité de reprendre les discussions.
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