Après l’Iran… Trump désigne le prochain pays
Près d’une semaine après le déclenchement de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, Donald Trump a laissé entendre qu’un autre pays pourrait constituer sa prochaine cible.
Le président américain Donald Trump a suggéré que Cuba pourrait être le prochain dossier sur son agenda politique une fois la guerre en cours avec l’Iran terminée, évoquant la possibilité de parvenir à un accord avec le gouvernement communiste de La Havane.
Trump a déclaré que les États-Unis pourraient entamer dans les prochaines semaines des négociations avec le gouvernement cubain, affirmant que ce dernier « souhaite vivement conclure un accord ».
Ces déclarations ont été faites lors d’un événement organisé à la Maison-Blanche en l’honneur de l’équipe américaine de football Inter Miami. S’adressant aux propriétaires du club d’origine américano-cubaine, il leur a indiqué qu’ils pourraient « bientôt retourner à Cuba ».
Il a ajouté : « Nous pensons vouloir d’abord mettre fin à cette guerre, mais ce ne sera qu’une question de temps avant que vous et beaucoup d’autres personnes puissiez y retourner », poursuivant : « Je voulais attendre quelques semaines, mais je pense que nous nous réunirons bientôt pour célébrer ce qui va se passer à Cuba ».
S’adressant également au secrétaire d’État Marco Rubio, Trump a indiqué que l’attention pourrait ensuite se porter sur l’île située dans la mer des Caraïbes, déclarant : « Votre prochain dossier sera Cuba ».
Il a toutefois précisé que l’administration américaine préférait d’abord clore le dossier iranien avant de se tourner vers d’autres enjeux, avertissant que la gestion simultanée de plusieurs crises pourrait entraîner des résultats négatifs.
Pressions américaines sur Cuba
Dans une précédente interview accordée au site du journal Politico, Trump avait affirmé que « Cuba tombera », en référence aux pressions croissantes auxquelles le pays est confronté.
Ces déclarations interviennent alors que Cuba traverse une crise économique de plus en plus grave, aggravée de manière notable après la décision de l’administration Trump de suspendre les expéditions de pétrole vénézuélien vers l’île, à la suite de l’opération militaire américaine au Venezuela et de l’arrestation de son président Nicolás Maduro.
Trump a déclaré lors de cette interview : « Nous avons coupé tout le pétrole et tout l’argent venant du Venezuela, qui était leur seule source, et maintenant ils veulent conclure un accord ».
Dans ce contexte, Cuba est confrontée à une grave crise énergétique en raison d’un réseau électrique vieillissant et d’une pénurie de carburant, ce qui a entraîné de vastes coupures d’électricité dans différentes régions du pays.
Les Nations unies ont averti que la diminution des réserves énergétiques aggrave la crise humanitaire et menace les services de santé, l’approvisionnement en eau ainsi que la distribution alimentaire dans le pays.
L’organisation internationale a également indiqué que plus de deux millions de Cubains ont été affectés par les conséquences d’un ouragan ayant frappé le pays en octobre dernier, détruisant des habitations, bloquant des routes et contraignant des centaines de milliers de personnes à se réfugier dans des abris d’urgence.
En outre, près de cinq millions de personnes à Cuba souffrent de maladies chroniques nécessitant des traitements dépendant d’un approvisionnement électrique stable, tandis qu’environ 10 % de la population dépend de l’eau acheminée par des camions fonctionnant grâce à l’énergie électrique.
Le coordinateur résident des Nations unies à Cuba, Francisco Pichon, a déclaré que les risques pesant sur la vie des habitants « ne sont pas de simples avertissements théoriques », soulignant que « les citoyens ordinaires, en particulier les plus vulnérables, sont les plus durement touchés ».
