La visite de Larcher au Sahara marocain reflète l’intérêt de la France pour le renforcement de la coopération avec Rabat
Le président du Sénat français salue l’Initiative atlantique comme un facteur de stabilité dans la région, soulignant que les relations entre les deux pays sont revenues sur la bonne voie.
Le président du Sénat français, Gérard Larcher, s’est rendu mardi au Sahara marocain dans le cadre d’une visite officielle entamée dimanche au Maroc. Il s’agit de la deuxième visite d’une personnalité française de haut niveau après celle de la ministre de la Culture, Rachida Dati, ce qui témoigne de l’engagement de Paris à reconnaître la souveraineté du Royaume sur son Sahara. Cette visite intervient également en pleine crise entre l’Algérie et Paris, exacerbée par la reconnaissance par les autorités françaises de la marocanité du Sahara et de l’Initiative d’autonomie comme solution au conflit artificiel.
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Cette visite marque un engagement accru de la France en faveur de l’Initiative d’autonomie comme seule solution viable au différend. Elle s’inscrit dans un intérêt croissant pour l’Initiative atlantique, considérée comme un levier de développement économique et social dans la région sahélo-saharienne. Cette initiative vise à faciliter l’accès à l’océan Atlantique, améliorer les infrastructures, encourager les investissements et renforcer la coopération régionale.
Larcher a réaffirmé le soutien de son pays à la marocanité du Sahara, saluant l’Initiative atlantique comme un facteur de stabilité dans la région. Selon plusieurs médias occidentaux, dont « Hespress », les Français sont de plus en plus convaincus de l’importance de cette initiative pour renforcer les relations économiques, attirer les investissements et faire du Sahara un pôle économique prometteur.
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Après sa rencontre avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lundi, Larcher a déclaré : « Les relations entre le Maroc et Paris, qui ont traversé de nombreuses difficultés, reviennent aujourd’hui sur la bonne voie grâce à la volonté des dirigeants des deux pays, ainsi qu’au rôle de la diplomatie parlementaire qui peut ouvrir de nouvelles voies de rapprochement. »
Il a ajouté : « Ce nouveau chapitre du livre que nous écrivons ensemble depuis la visite de Macron au Royaume repose sur un héritage historique commun et une amitié profonde depuis l’époque de Mohammed V et Charles de Gaulle. Malgré les périodes de tensions, aujourd’hui, grâce à la volonté des dirigeants, nous sommes revenus sur la bonne voie. »
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Il a également souligné que « ces nouveaux canaux de coopération discutés avec Bourita concernent la façade atlantique sud, qui constitue un symbole important de stabilité pour le continent africain et le monde ».
Rappelant les déclarations du président Macron lors de sa dernière visite à Rabat, il a affirmé : « Comme l’a dit le président français lors de sa visite historique, l’avenir et le présent du Sahara ne peuvent se concevoir que sous souveraineté marocaine. Cette position a été adoptée dès 2007 avec le soutien au plan d’autonomie, qui représente une position républicaine et non simplement gouvernementale. »
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De leur côté, les responsables marocains ont salué la visite de Larcher. Mohammed Ould Rachid, président de la Chambre des conseillers, a déclaré que cette visite reflète la profondeur des relations bilatérales entre Rabat et Paris et incarne la volonté commune de renforcer la coopération parlementaire et le partenariat stratégique entre les deux pays.
Lors de l’accueil de la délégation française à Laâyoune, Ould Rachid a exprimé sa « profonde appréciation et sa fierté pour cette visite hautement symbolique », soulignant qu’elle « ne se limite pas à valoriser les acquis communs, mais constitue un événement historique marquant et un moment exceptionnel dans l’histoire des relations bilatérales ».
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Les visites successives des responsables français au Sahara marocain montrent la volonté du président Macron d’appliquer sur le terrain les nouvelles orientations politiques visant à renforcer les relations avec Rabat. Plusieurs rapports font également état d’une volonté de Paris d’accroître les investissements français dans la région.
Lors de sa visite historique à Rabat, Macron a souligné que les entreprises françaises devraient « investir dans le Sahara marocain », signant plusieurs accords économiques prometteurs. Lors de cette visite, près de 40 contrats et accords d’investissement ont été conclus entre des entreprises françaises et des partenaires marocains pour la réalisation de divers projets, dont certains dans les provinces sahariennes.
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Il y a quelques mois, le gouvernement français a donné son feu vert aux entreprises pour investir dans les provinces du sud du Sahara marocain. Les sociétés françaises « Bpifrance » et « Proparco » ont ainsi obtenu l’approbation du ministère français des Affaires étrangères pour étendre leurs investissements dans le Sahara marocain.
Cette visite du président du Sénat français intervient dans un contexte de crise croissante entre Paris et Alger, notamment après le refus des autorités algériennes de répondre à dix demandes françaises d’expulsion d’un citoyen en situation irrégulière en France, condamné pour apologie du terrorisme avant de commettre une attaque djihadiste à Mulhouse (est de la France).
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La visite de Larcher risque d’exacerber la colère de l’Algérie, tout comme celle de Rachida Dati, qui avait suscité une réaction véhémente du ministère algérien des Affaires étrangères. Alger avait alors qualifié cette visite de « très grave », dénonçant un « mépris flagrant pour la légitimité internationale de la part d’un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU ».
La visite du président du Sénat français est perçue comme une réponse ferme et claire de Paris face aux critiques algériennes, en réaffirmant son soutien indéfectible à la marocanité du Sahara.
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