La Syrie déjoue une tentative de trafic d’armes à travers la frontière : La cargaison était destinée au Hezbollah libanais
Une source sécuritaire syrienne a révélé que les autorités de Damas avaient déjoué une tentative de contrebande d’armes et de missiles à travers la frontière avec l’Irak, une cargaison qui, selon les autorités, était destinée au Hezbollah libanais.
L’Agence arabe syrienne d’information (SANA) a rapporté, citant une source du ministère de l’Intérieur, que les unités spécialisées avaient empêché l’introduction d’un chargement d’armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne.
La même source a précisé que « les premières investigations ont établi que la cargaison saisie devait transiter par le territoire syrien au profit des milices terroristes du Hezbollah ».
Lors du sommet du G7 le mois dernier, le président américain Donald Trump avait déclaré à la chaîne Fox News qu’il était « frustré qu’Israël ne parvienne pas à éliminer le Hezbollah », ajoutant, en référence aux opérations contre le mouvement : « Je suis proche de confier cette mission à la Syrie. »
Donald Trump avait également salué le président syrien Ahmed al-Charaa, affirmant qu’il accomplissait « un travail remarquable », avant d’ajouter : « Si Israël ne peut pas accomplir cette mission (contre le Hezbollah) sans tuer tout le monde, alors il (Ahmed al-Charaa) s’en chargera. La Syrie accomplira cette mission. »
Ahmed al-Charaa a toutefois démenti toute intention d’intervenir dans les affaires libanaises. Dans une interview télévisée, il a déclaré : « Nous cherchons à établir des axes économiques entre le Liban et la Syrie, et non des axes militaires. »
Il a ajouté : « Notre approche, élaborée avec les États-Unis, repose sur la nécessité de mettre fin à la guerre. Il doit exister d’autres solutions, notamment économiques, politiques et sociales, ainsi qu’un rétablissement des relations et de l’axe économique reliant la Syrie et le Liban. »
Le président syrien a également évoqué « certaines mesures de sécurité prises en marge de cette démarche afin de répondre, avant tout, aux préoccupations sécuritaires syriennes et libanaises, ainsi qu’aux préoccupations israéliennes ».
Ahmed al-Charaa a poursuivi : « La Syrie dispose aujourd’hui de nombreux moyens lui permettant d’exercer une influence positive sur la situation intérieure au Liban, mais cela dépend avant tout du consensus entre les Libanais. »
Il a ajouté que « la Syrie attache une grande importance à la situation intérieure du Liban, car la sécurité et la stabilité du Liban sont indissociables de celles de la Syrie ».
Le Hezbollah a combattu aux côtés des forces de l’ancien président syrien Bachar al-Assad durant les années du conflit qui a éclaté en 2011.
Les nouvelles autorités syriennes, qui ont renversé Bachar al-Assad à la fin de l’année 2024, ont adopté une position prudente à l’égard de l’influence iranienne et du Hezbollah, lequel a affirmé à plusieurs reprises ne plus exercer d’activités en Syrie dans la période ayant suivi la chute du régime Assad.
