Buk-M3 et HIMARS : les Russes intensifient la course aux missiles en Ukraine

Le système russe de missiles sol-air Buk-M3 a démontré une efficacité notable durant la guerre en Ukraine, en particulier face à des systèmes occidentaux avancés.
L’armée russe a ainsi tiré parti de manière significative du système sol-air de moyenne portée Buk-M3 pour contrer les frappes menées par l’Ukraine au moyen du système américain de roquettes d’artillerie à haute mobilité.
Le magazine Military Watch a révélé que le groupement de combat russe a récemment utilisé le Buk-M3 pour intercepter des attaques à des distances supérieures à 30 kilomètres.
Le ministère russe de la Défense a indiqué dans un communiqué récent que « lors des opérations de combat, les postes de surveillance aérienne et les systèmes radar ont détecté une cible aérienne… Les données ont été immédiatement transmises à l’équipage de l’unité Buk-M3 ».
Le communiqué précise que « la défense aérienne a détecté la cible et l’a verrouillée, et, sur la base de ses caractéristiques, elle a été identifiée comme un projectile provenant d’un système de roquettes HIMARS à lanceurs multiples ».
Il ajoute : « Après avoir pris la décision immédiate de détruire la cible, l’unité Buk-M3 a lancé un missile sol-air guidé qui a atteint la cible à une distance supérieure à 30 kilomètres ».
Caractéristiques
Le système Buk-M3 utilise un véhicule de lancement chenillé et se distingue, par rapport aux modèles plus anciens, par un temps de préparation plus rapide et une portée d’engagement maximale pouvant atteindre 70 kilomètres.
Ce système est généralement organisé en bataillons, chacun comprenant trois batteries, les bataillons opérant eux-mêmes en groupes de quatre, partageant un véhicule de commandement et un radar de recherche.
Le Buk-M3 a été conçu pour opérer aux côtés de l’infanterie mécanisée ou des formations blindées et constitue un complément essentiel aux systèmes de longue portée tels que le S-400, tout en disposant de capacités antimissiles nettement supérieures à celles des systèmes de courte portée comme le Pantsir-S et le Tor-M2.
Les versions plus anciennes du système Buk ont été soumises à des essais de combat intensifs sur plusieurs théâtres d’opérations. Le système soviétique Buk-M1 reste d’ailleurs en service en Ukraine, où il a été largement utilisé contre les forces russes.
De son côté, le système HIMARS a enregistré plusieurs succès notables sur le théâtre ukrainien, notamment la destruction d’infrastructures vitales, de lance-roquettes, de radars appartenant aux systèmes de défense aérienne S-400, de lanceurs de missiles balistiques et d’autres cibles de grande valeur en profondeur du territoire russe.
Parmi ses opérations marquantes figure la frappe du 1er janvier 2023, qui a entraîné la mort de 89 militaires russes après le ciblage d’une caserne temporaire dans la région contestée de Donetsk.
Le système américain HIMARS est considéré comme particulièrement précieux en raison de sa capacité à concentrer des frappes à longue portée et à intégrer à la fois des roquettes d’artillerie et des missiles balistiques ATACMS.
Parallèlement à la livraison de HIMARS à l’Ukraine, ce système a été déployé à proximité des frontières russes en nombre croissant par plusieurs États membres de l’OTAN, offrant la possibilité de submerger les défenses aériennes russes dans les premières phases d’un conflit généralisé.
