Appels à manifester dans un contexte de mobilisation sécuritaire : l’Iran dans l’attente de la nuit du mercredi rouge
L’Iran s’apprête à vivre ce soir une atmosphère exceptionnelle qui mettra à l’épreuve les appels à manifester dans un contexte de mobilisation sécuritaire sans précédent.
Il s’agit de la nuit du « mercredi rouge », célébrée chaque année par les Iraniens, mais qui, ces dernières années, a vu les protestations se substituer aux festivités.
Le « mercredi rouge » est une ancienne célébration populaire iranienne, organisée la veille du dernier mercredi précédant Nowruz (le Nouvel An persan).
-
Le renseignement américain écarte l’hypothèse d’un effondrement du régime iranien
-
L’Iran demande officiellement aux pays du Golfe de fermer les bases américaines
Cette célébration fait partie des traditions culturelles iraniennes et se caractérise notamment par des feux d’artifice dans les rues et sur les places publiques.
Ces dernières années, les forces de sécurité se mettent en état d’alerte lors de cet événement, qui peut parfois, en raison des rassemblements, se transformer en une occasion de protester contre le régime.
Dans le contexte des évolutions liées au conflit en Iran, les autorités de sécurité ont intensifié leurs avertissements et menaces à l’encontre des citoyens afin de les dissuader de manifester cette nuit-là, d’autant plus que Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d’Iran, a appelé ses compatriotes à se rassembler dans toutes les rues à cette occasion.
-
La défense avancée se retourne contre l’Iran : un affaiblissement croissant et une escalade sans horizon
-
La réalité du traitement du nouveau Guide de l’Iran dans l’un des complexes de Poutine en Russie
Dans une publication sur la plateforme X, Pahlavi a exhorté les Iraniens à se rassembler « dans les ruelles et les quartiers » à travers tout le pays mardi soir, à l’occasion de la nuit du « mercredi rouge ».
De son côté, le chef de la police iranienne, Ahmad Reza Radan, a appelé les forces gouvernementales à ne pas quitter les places publiques et à rester déployées dans les rues.
Les médias iraniens ont rapporté lundi que Radan avait déclaré aux forces gouvernementales : « Vous êtes dans les rues pour défendre la religion. Demain (mardi) est une nuit décisive pour nous. Remplissez toutes les rues et les places. »
-
Israël et la guerre contre l’Iran : six phases des opérations militaires
-
Dernières nouvelles de la guerre contre l’Iran : frappes israéliennes à l’ouest de Téhéran et dans le sud du Liban
Les forces de sécurité iraniennes avaient déjà tué des milliers de manifestants en janvier et février derniers, tandis que le président américain Donald Trump avait, à plusieurs reprises, appelé le peuple iranien à se soulever contre le régime, promettant de le soutenir.
Des rapports occidentaux ont également indiqué que Trump comptait sur le fait que les attaques militaires contre l’Iran déclencheraient des manifestations massives dans les rues en vue de renverser le régime.
Dans ce contexte, les célébrations de la nuit du « mercredi rouge » cette année, attendues dans les prochaines heures, revêtent une importance exceptionnelle.
-
Œil du ciel : les pertes de l’Iran après deux semaines de guerre
-
L’Iran épuisé par la guerre : pourquoi avoir choisi le détroit d’Ormuz comme théâtre de riposte ?
-
L’Iran vise l’Arabie saoudite avec le plus grand essaim de drones depuis le début de la guerre
-
Au visage et au pied : nouveaux détails sur la blessure du nouveau Guide suprême de l’Iran
-
La guerre contre l’Iran bouleverse les calculs de Washington : l’Inde revient au pétrole russe malgré les pressions américaines
