Moyen-Orient

Appel tripartite accompagnant la consolidation du cessez-le-feu dans le sud du Liban


Les efforts visant à consolider le cessez-le-feu au Liban se croisent avec un processus de négociation américano-iranien en Suisse, dans un contexte de calme prudent dans le sud du pays qui ne masque pas la fragilité de la situation.

La présidence libanaise a indiqué que le président Joseph Aoun avait reçu un appel téléphonique du vice-président américain J.D. Vance, du conseiller principal de la Maison-Blanche Jared Kushner, ainsi que du Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed ben Abdelrahmane ben Jassim Al-Thani.

Selon la présidence libanaise, qui a publié cette information sur son compte X, l’appel a porté sur « la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l’arrêt de l’escalade militaire israélienne, ainsi que les mesures à prendre à cet égard, notamment la possibilité de constituer une cellule dédiée à cet objectif ».

Le communiqué n’a fourni aucun autre détail.

Calendrier

Cette évolution intervient alors que les médiateurs ont annoncé, ce lundi, la conclusion du premier cycle de discussions de haut niveau entre Washington et Téhéran en Suisse.

Selon une déclaration conjointe publiée par les deux États médiateurs, le Qatar et le Pakistan, les États-Unis et l’Iran se sont accordés sur une feuille de route visant à parvenir à un accord final dans un délai de soixante jours.

D’après ce communiqué, publié par le ministère qatari des Affaires étrangères, les discussions techniques se poursuivront tout au long de la semaine dans la station alpine suisse de Bürgenstock.

Le texte ajoute que les parties sont également convenues d’un mécanisme destiné à mettre fin aux combats au Liban et ont ouvert une ligne de communication afin de garantir le passage sécurisé des navires commerciaux dans le détroit contesté.

Calme prudent

Pour le deuxième jour consécutif, le sud du Liban connaît un calme prudent, à la suite de l’annonce du dernier cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah vendredi.

Dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réaffirmé que les forces de son pays resteraient dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire ».

Dans une autre déclaration, il a insisté sur le fait qu’Israël est en guerre contre le Hezbollah et non contre le Liban.

Il a déclaré : « Lorsque la menace que représente ce mandataire iranien aura disparu, lorsqu’il sera démantelé et désarmé, alors oui, nous aurons un accord de paix avec le Liban, et j’attends avec impatience sa signature. »

Afficher plus
Bouton retour en haut de la page