Politique

Accord sur les sous-marins en Pologne : un possible revers suédois, la France à l’affût


Le contrat portant sur la fourniture à la Pologne de trois sous-marins modernes, initialement remporté par une entreprise suédoise, pourrait faire l’objet d’un réexamen, ouvrant ainsi de nouveau la voie à la France et à son groupe industriel spécialisé dans les constructions navales militaires pour revenir dans la compétition.

Le journal français La Presse de la Manche souligne que, dans le monde des contrats d’armement, rien n’est jamais définitivement acquis, même après la signature des accords, ce marché étant marqué par des revirements fréquents.

Le journal rappelle que l’entreprise française spécialisée dans les constructions navales militaires a déjà connu une expérience similaire en Australie, où elle avait perdu un important contrat au profit de l’alliance trilatérale AUKUS réunissant l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni.

Une victoire suédoise fragilisée

En novembre 2025, une entreprise suédoise a remporté le contrat de fourniture de trois sous-marins modernes à la Pologne afin de renforcer sa flotte navale, devançant plusieurs sociétés d’Espagne, de Corée du Sud, d’Allemagne, d’Italie et de France.

Selon le journal, cette victoire pourrait ne pas être définitive, des signes laissant entrevoir l’existence de divergences entre les deux parties.

Désaccord sur l’armement

D’après le quotidien français, les principaux points de désaccord portent sur l’armement des sous-marins, en particulier la question de leur équipement en missiles de croisière capables de frapper des cibles terrestres.

Les autorités militaires polonaises n’ont pas encore confirmé l’adoption de cette option, ce qui soulève des interrogations quant à l’adéquation de l’offre suédoise.

Lors d’une récente réunion de la commission de la défense au Parlement, le vice-ministre de la Défense a affirmé que son pays cherchait à obtenir les meilleures conditions possibles, indiquant que le gouvernement pourrait envisager des offres alternatives si l’offre actuelle ne s’avérait pas satisfaisante.

Retour de la concurrence : la France observe

Ces évolutions ouvrent la possibilité d’un nouvel appel d’offres, permettant ainsi aux entreprises écartées à la fin de 2025 de revenir dans la course.

Des observateurs estiment que toutes les options sont désormais sur la table dans ce contexte d’incertitude.

De son côté, le groupe français spécialisé dans les constructions navales suit le dossier de près, après avoir précédemment exprimé sa confiance dans la supériorité technique et commerciale de son offre, tout en acceptant officiellement la décision polonaise à l’époque.

Dans ce contexte, la visite du président français dans une ville du nord de la Pologne et sa rencontre avec le Premier ministre polonais pourraient donner un nouvel élan aux efforts français pour présenter à nouveau leurs propositions, dans le but de saisir cette opportunité et de retrouver leur place dans la compétition.

Au regard de ces développements, le sort du contrat demeure incertain, avec la possibilité de changements susceptibles de redessiner la carte de la concurrence dans ce dossier stratégique.

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