Une souffrance indicible : Guterres appelle à un cessez-le-feu permanent à Gaza à l’approche de l’anniversaire du 7 octobre
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé lundi à un cessez-le-feu permanent à Gaza entre Israël et le Hamas, deux jours avant le troisième anniversaire de l’attaque du 7 octobre 2023.
« Il est temps que le cessez-le-feu devienne permanent. Il est temps de permettre l’entrée de l’aide humanitaire à grande échelle. Il est temps de respecter le droit international », a déclaré Guterres dans un communiqué.
« Nous devons ouvrir la voie politique à une paix durable dans l’ensemble de la région. Les Nations unies restent fermement attachées à ces impératifs », a-t-il ajouté.
Dans son communiqué, Guterres a appelé à « bâtir un avenir différent : un avenir dans lequel les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre côte à côte dans la paix et la sécurité, où leurs droits soient respectés, leur dignité préservée et leurs aspirations réalisées ».
L’attaque menée par le Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023, qualifiée d’« effroyable » par le secrétaire général de l’ONU, a fait 1 221 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’Agence France-Presse fondé sur des données officielles.
« Trois ans plus tard, la douleur du 7 octobre reste vive pour les familles qui ont perdu des proches, pour les survivants et pour tous ceux dont la vie a été bouleversée à jamais », a poursuivi Guterres.
« Je pleure ceux qui ont été tués lors des attaques et ceux qui sont morts en captivité. Leur souffrance ne doit pas être oubliée, pas plus que le chagrin persistant de leurs familles », a-t-il déclaré.
La guerre menée par Israël à Gaza en réponse à l’attaque du Hamas a, quant à elle, fait plus de 74 200 morts, selon le ministère de la Santé du territoire administré par le mouvement palestinien.
Évoquant la situation dans l’enclave palestinienne, Guterres a souligné que « les hostilités dévastatrices qui ont suivi ont infligé une souffrance indicible aux Palestiniens de Gaza, notamment de lourdes pertes humaines, des déplacements de population et des destructions à grande échelle. Les civils continuent de subir des conditions intolérables. Il faut également mettre fin à leur souffrance, maintenant. ».
Depuis l’annonce d’un cessez-le-feu par le président américain Donald Trump en octobre 2025, l’avenir politique de la région demeure incertain.
Israël, qui contrôle toujours la majeure partie de la bande de Gaza, refuse de retirer ses forces tant que le désarmement du Hamas n’aura pas été vérifié. Le mouvement, de son côté, préconise un désarmement progressif plutôt qu’une remise immédiate et unilatérale de son arsenal.
