Moyen-Orient

Les milices houthies saignent… 153 morts en août, dont la moitié sont des commandants de terrain 


Les milices houthies ont subi de lourdes pertes humaines au cours du mois d’août dernier, marqué par une intensification des affrontements du mouvement sur les fronts ouest et est du Yémen.

Au moins 153 morts parmi les éléments et commandants militaires houthies sur les différents axes de combat, entre le 1er et le 31 août 2026.

Selon ce décompte, les milices houthies ont perdu 76 commandants idéologiques, considérés comme faisant partie de l’élite combattante du mouvement, ainsi que 77 autres éléments parmi les accompagnateurs et les membres des tribus impliqués aux côtés du groupe.

Les pertes houthies s’élèveraient ainsi à cinq morts par jour, sans compter les blessés et les personnes ayant subi des incapacités permanentes. Les milices auraient également enterré des combattants tués sur les fronts après que leurs corps eurent été réduits en morceaux, à la suite des frappes aériennes qui les ont visés.

Le décompte repose sur l’analyse de séquences vidéo publiées par les médias du mouvement montrant les cortèges funèbres organisés par les Houthis dans 12 gouvernorats placés totalement ou partiellement sous leur contrôle, malgré la grande discrétion observée par les milices concernant l’ampleur de leurs pertes.

Les pertes du mouvement houthi interviennent malgré le gel relatif des fronts, l’escalade se limitant à des échanges de tirs d’artillerie ou à des frappes aériennes menées par des drones.

Sanaa en tête

Le décompte montre que Sanaa arrive en tête des gouvernorats en termes de morts parmi les milices, avec plus de 50 éléments et commandants inhumés. Elle est suivie par le gouvernorat de Hajjah, connu comme l’arrière-cour du fief des milices, avec 22 morts.

Quant au fief historique des milices, Saada, il occupe la troisième place avec 20 éléments et commandants tués. Le gouvernorat de Dhamar, connu comme le réservoir humain du mouvement, arrive quatrième avec 18 morts, suivi d’Amran, où les milices ont décimé les tribus locales, avec 17 morts.

Le reste du bilan se répartit entre les gouvernorats suivants : Ibb (8), Al Mahwit (4), Al Hudaydah (4), Al Dhale’e (3), Al Jawf (2), Raymah (2), Taiz (2) et Al Bayda (1).

Des commandants idéologiques

Le décompte révèle la mort du haut responsable houthi Hassan Hussein Ali Mutahar, qui s’attribuait le grade de « général de division ». Originaire de Bani Hashish, dans le gouvernorat de Sanaa, il était considéré comme l’un des commandants de la sixième région militaire contrôlée par les Houthis. Il a été tué une semaine auparavant dans une frappe aérienne menée par un drone.

Il ressort également que la majorité des commandants houthies tués étaient des responsables idéologiques qui s’attribuaient le grade de « colonel », avec 27 commandants concernés. Les milices leur attribuaient ensuite le grade de major, avec 10 cas, et celui de « général de brigade », avec 9 commandants.

Le reste des pertes se répartit comme suit : lieutenant-colonel (4), capitaine (9), premier lieutenant (8), sous-lieutenant (4) et adjudant (4).

Voici les noms des principaux Houthis tués au cours du mois d’août :

Hassan Hussein Ali Mutahar, s’attribuant le grade de général de division, originaire de Sanaa.

Khaled Ahmed Mohammed Al-Ghoubah, s’attribuant le grade de général de brigade, originaire de Sanaa.

Abdulrahman Mohammed Hussein Al-Omari, s’attribuant le grade de général de brigade, originaire de Sanaa.

Ali Ahmed Al-Maghribi, s’attribuant le grade de général de brigade, originaire de Sanaa.

Nouh Mohammed Al-Hadrami, s’attribuant le grade de général de brigade, originaire de Sanaa.

Abdullah Mutahar Suleiman, s’attribuant le grade de général de brigade, originaire de Sanaa.

Ibrahim Mohammed Al-Qahsa, s’attribuant le grade de général de brigade, originaire de Saada.

Taha Ahmed Hadi Al-Shouay, s’attribuant le grade de général de brigade, originaire de Sanaa.

Mahfouz Yahya Ahmed Al-Rakhmi, s’attribuant le grade de général de brigade, originaire de Hajjah.

Hussein Hassan Ali Al-Hatfi, s’attribuant le grade de général de brigade, originaire de Saada.

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