Politique

L’Iran menace de fermer le détroit de Bab el-Mandeb par l’intermédiaire des Houthis


Selon des sources citées par Reuters, l’Iran aurait demandé aux milices houthies au Yémen de fermer le détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, si les États-Unis venaient à frapper son réseau électrique.

D’après plusieurs observateurs, toute escalade des tensions dans le détroit de Bab el-Mandeb constituerait une nouvelle menace majeure pour l’approvisionnement énergétique mondial, alors que la crise dans le détroit d’Ormuz se poursuit.

Deux hauts responsables iraniens ainsi qu’une source informée d’un pays de la région, ayant requis l’anonymat, ont indiqué que cette éventualité avait été discutée au sein des dirigeants iraniens et que les Houthis, alliés de Téhéran, en avaient été informés.

Les sources n’ont fourni aucun détail supplémentaire sur la manière dont cette demande aurait été transmise, ni précisé si cette initiative faisait suite à la menace formulée mardi par le président américain Donald Trump de viser les infrastructures énergétiques iraniennes.

Mardi soir, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé le rétablissement d’un blocus maritime contre les ports iraniens, à compter de 21 h 00 GMT.

Dans un communiqué publié sur son compte officiel sur la plateforme X, le CENTCOM a déclaré : « Les forces américaines ont repris le blocus maritime des navires en provenance ou à destination des ports et des zones côtières iraniennes. »

Le communiqué ajoute : « Plus de vingt navires de guerre de la marine américaine et des centaines d’aéronefs militaires sont actuellement déployés à travers le Moyen-Orient. Les forces américaines demeurent en état d’alerte maximale et prêtes à intervenir immédiatement. »

Lors du précédent blocus, instauré le 13 avril en réponse à la fermeture du détroit par Téhéran, l’Iran n’avait pas été en mesure d’exporter « un seul baril de pétrole », selon le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Cette première phase du blocus s’était poursuivie jusqu’au 18 juin.

Le 17 juin, les deux parties avaient signé un mémorandum d’entente prévoyant notamment la cessation des hostilités sur l’ensemble des fronts, la réouverture du détroit d’Ormuz ainsi que l’ouverture de négociations en vue de parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, renouvelable.

La semaine dernière, les affrontements ont repris à la suite d’attaques iraniennes contre des navires dans le détroit d’Ormuz.

Les hostilités ont ensuite connu une intensification sans précédent au cours des dernières semaines, conduisant le président Donald Trump à déclarer à plusieurs reprises que le cessez-le-feu était « terminé », ce qui a entraîné l’effondrement du mémorandum d’entente.

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