La réclusion à perpétuité pour trois Bahreïniens reconnus coupables d’espionnage au profit du Corps des gardiens de la révolution islamique
Cette affaire illustre la priorité accordée par Bahreïn à la lutte contre le terrorisme et l’espionnage dans sa politique de sécurité, les autorités considérant toute coopération avec des entités étrangères hostiles comme une menace directe pour la souveraineté de l’État et la sécurité de ses infrastructures stratégiques.
Bahreïn a réaffirmé sa volonté de poursuivre une politique de fermeté face aux crimes portant atteinte à la sécurité nationale, après que la Haute Cour criminelle a prononcé deux jugements condamnant trois accusés à la réclusion à perpétuité dans deux affaires distinctes. Les autorités ont qualifié ces dossiers parmi les plus graves liés aux atteintes à la sécurité du royaume et à ses infrastructures vitales.
Le chef du parquet chargé des affaires de terrorisme a indiqué que la juridiction avait condamné les trois accusés à la réclusion criminelle à perpétuité, tout en ordonnant la confiscation des biens saisis, après les avoir reconnus coupables d’avoir collaboré avec le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien et avec des personnes agissant pour son compte, dans le but de l’aider à mener des actes hostiles et terroristes visant Bahreïn et portant atteinte à ses intérêts.
Ces condamnations judiciaires témoignent de la fermeté des autorités bahreïniennes à l’égard des infractions portant atteinte à la sécurité nationale, notamment celles impliquant une coopération avec des entités étrangères que Manama considère comme hostiles, dans un contexte marqué par la persistance des tensions régionales et des défis sécuritaires.
Selon les éléments de la première affaire, les investigations menées par la Direction générale des enquêtes criminelles et des preuves judiciaires ont révélé qu’un individu recherché par les autorités, en fuite à l’étranger et travaillant pour le compte du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien, avait recruté un autre suspect à Bahreïn afin d’obtenir des informations sur des sites stratégiques du royaume, en vue de les cibler lors d’une attaque iranienne contre Bahreïn.
La seconde affaire concerne un accusé ayant communiqué avec un compte électronique administré par des individus liés au Corps des gardiens de la révolution islamique iranien. Il leur aurait transmis des vidéos documentant des attaques visant des installations bahreïniennes, ainsi que des emplacements et des coordonnées de sites stratégiques à l’intérieur du pays, susceptibles de faciliter leur ciblage et de mettre en danger la sécurité du royaume ainsi que celle des citoyens et des résidents.
Le ministère public a précisé avoir immédiatement ouvert une enquête après avoir reçu les deux signalements. Les suspects présents sur le territoire ont été interrogés, des témoins entendus et des experts techniques chargés d’examiner les appareils électroniques saisis et d’analyser leur contenu.
Selon le parquet, les investigations ont établi que les données et les informations transmises par les accusés au Corps des gardiens de la révolution islamique avaient constitué un élément essentiel dans les attaques ayant visé plusieurs infrastructures et installations stratégiques à Bahreïn, compromettant ainsi la sécurité et la stabilité du pays.
À l’issue des investigations, le ministère public a renvoyé les accusés devant la Haute Cour criminelle. Les deux affaires ont été examinées séparément au cours de plusieurs audiences, tout en garantissant l’ensemble des droits de la défense, notamment la présence des avocats et la possibilité pour ceux-ci de présenter leurs arguments avant le prononcé des jugements définitifs.
Cette affaire souligne l’importance accordée à la lutte contre le terrorisme et l’espionnage dans la politique de sécurité de Bahreïn. Les autorités estiment que toute coopération avec des entités étrangères hostiles constitue une menace directe pour la souveraineté de l’État et la sécurité de ses infrastructures stratégiques, particulièrement dans un contexte de multiplication des risques sécuritaires et des attaques transfrontalières dans la région.
Le ministère public a rappelé que le crime d’espionnage au profit d’un État étranger hostile figure parmi les infractions les plus graves contre la sécurité nationale, dans la mesure où il permet à ces entités d’obtenir des informations susceptibles d’être utilisées pour mener des opérations hostiles contre le royaume et ses intérêts.
Il a également affirmé qu’il poursuivrait, dans le cadre des prérogatives que lui confère la loi, tous les individus impliqués dans de tels crimes et prendrait les mesures judiciaires les plus strictes à leur encontre, afin de garantir la sécurité et la stabilité de Bahreïn et de renforcer la politique de dissuasion contre toute tentative de porter atteinte aux institutions, aux infrastructures stratégiques ou de coopérer avec des entités étrangères visant la sécurité du royaume.
