Pression accrue sur les Frères musulmans : un juge américain valide la désignation de CAIR comme organisation terroriste en Floride
Le groupe des Frères musulmans a essuyé un nouveau revers sur le plan judiciaire aux États-Unis.
Un juge fédéral de l’État de Floride a rejeté une demande visant à obtenir une injonction d’urgence afin d’empêcher les autorités de l’État de désigner officiellement le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) comme organisation terroriste au niveau de l’État.
Le CAIR avait introduit une action en justice devant un tribunal fédéral la semaine dernière, après que le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, eut annoncé son intention de classer l’organisation en vertu de la législation de l’État, aux côtés du groupe des Frères musulmans.
Les plaignants ont soutenu que cette mesure violait les droits qui leur sont garantis par le Premier amendement de la Constitution des États-Unis, ainsi que la clause de procédure régulière prévue par le Quatorzième amendement.
Le juge Mark E. Walker a toutefois rejeté cette demande.
L’annonce de Ron DeSantis est intervenue après un décret exécutif signé en décembre dernier, classant les Frères musulmans et le CAIR parmi les organisations terroristes étrangères.
Ce décret de décembre faisait suite à une décision similaire du gouverneur du Texas, Greg Abbott, qui avait également désigné les Frères musulmans et le CAIR comme organisations terroristes étrangères et organisations criminelles transnationales.
En janvier dernier, le président américain Donald Trump a signé un décret exécutif lançant la procédure officielle visant à désigner certaines branches du groupe des Frères musulmans comme organisations terroristes étrangères et comme terroristes mondiaux spécialement désignés.
Selon le texte, cette désignation concernait les branches des Frères musulmans en Égypte, en Jordanie et au Liban.
