Des navires pétroliers dans le viseur de sanctions américaines visant le commerce militaire iranien
Les États-Unis ont imposé des sanctions ciblant le commerce pétrolier lié à l’armée iranienne, malgré la proximité d’un accord visant à prolonger le cessez-le-feu et à lever les restrictions sur la navigation dans le détroit d’Hormuz.
Le département du Trésor américain a indiqué avoir sanctionné huit navires impliqués dans le transport du pétrole brut iranien et de ses dérivés vers les marchés mondiaux. Parmi ces navires figurent le pétrolier Flora, battant pavillon des îles Marshall, le pétrolier Hounakayo, battant pavillon des Comores, ainsi que le pétrolier El Jab, enregistré sous pavillon panaméen.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « Nous ne permettrons pas au gouvernement iranien d’augmenter ses revenus pétroliers afin de reconstruire ses forces armées et ses capacités militaires. »
Le président Donald Trump n’a pas encore approuvé l’accord.
La fermeture du détroit d’Hormuz par l’Iran, par lequel transite environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz, a provoqué des perturbations sur les marchés mondiaux.
Les États-Unis ont également imposé des sanctions à plus de 15 entités, dont une société utilisant les infrastructures de vente de pétrole des forces armées iraniennes afin d’obtenir des produits pétroliers en dehors de l’Iran.
Accord imminent
Des sources ont indiqué à Reuters que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus jeudi à un accord visant à prolonger le cessez-le-feu et à lever les restrictions sur la navigation dans le détroit d’Hormuz.
Selon quatre sources informées, l’accord prolongerait le cessez-le-feu entre les deux parties de 60 jours et permettrait la reprise de la navigation dans ce corridor maritime stratégique, tandis que des négociateurs examinaient des questions sensibles telles que le programme nucléaire iranien.
En cas d’approbation par les décideurs à Washington et à Téhéran, cet accord constituerait la plus grande avancée vers la paix depuis le début du conflit le 28 février. L’annonce de cet accord potentiel fait suite à une série d’échanges de frappes entre les deux pays.
Commentant cet accord en cours, le vice-président américain J. D. Vance a déclaré jeudi aux journalistes que Washington « n’avait pas encore atteint son objectif » concernant l’Iran, tout en soulignant que les deux parties étaient proches d’un accord.
Il a ajouté que les États-Unis étaient en position d’infliger un revers majeur au programme nucléaire de Téhéran.
Vance a expliqué : « Nous échangeons encore sur certaines formulations. Nous avons réalisé des progrès importants », exprimant l’espoir de poursuivre ces avancées et que « le président Trump soit en mesure d’approuver l’accord, mais cela reste encore incertain ».
