Nous ne sommes pas une proie facile… Le président tunisien fait face aux manœuvres des Frères musulmans à l’intérieur et à l’extérieur
Une incitation constante des Frères musulmans de Tunisie et de leurs alliés à l’étranger vise à attiser la situation et à pousser vers le chaos, dans une tentative de revenir sur la scène après une décennie noire à la tête du pouvoir.
Le plus récent appel au désordre est venu de l’ancien président tunisien Moncef Marzouki, allié aux Frères musulmans, qui a exhorté les Tunisiens à descendre dans la rue pour renverser le gouvernement, appelant également les responsables à « faire un coup d’État » contre le président Kaïs Saïed.
En réponse, le président tunisien Kaïs Saïed a déclaré que son pays ne serait pas une proie facile pour quiconque tenterait de le cibler par divers moyens, de l’intérieur comme de l’extérieur.
Lors de sa rencontre avec la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani au palais de Carthage, le président tunisien a précisé qu’il suivait la situation tout au long de la journée et de l’heure dans toutes les régions du pays, soulignant que « la Tunisie ne sera pas une proie facile pour quiconque tenterait de la cibler par divers moyens, de l’intérieur comme de l’extérieur », selon un communiqué de la présidence tunisienne publié jeudi.
Il a également affirmé que « le peuple tunisien a besoin de décisions, et elles arrivent, pour lever l’injustice et la misère subies par ceux qui ont souffert de l’appauvrissement et du chômage ».
L’organisation des Frères musulmans en Tunisie fait face à un siège judiciaire et politique sans précédent, illustré par de lourdes peines de prison prononcées contre des dirigeants de premier plan tels que Rached Ghannouchi et Ali Larayedh, dans des affaires graves telles que « l’envoi de jeunes vers des foyers terroristes », « les assassinats politiques », « l’appareil secret », « le complot contre la sûreté de l’État » et le financement étranger, dans un contexte d’appels populaires et parlementaires à l’interdiction de l’organisation et à sa reddition de comptes.
Selon des observateurs, les Frères musulmans tentent par tous les moyens de se repositionner sur la scène, notamment après avoir perdu leur popularité à la suite d’une décennie noire à la tête du pouvoir.
