Le Dark Eagle américain… le missile redoutable pourrait rejoindre la guerre contre l’Iran
Le missile hypersonique américain « Dark Eagle » pourrait être engagé dans la guerre contre l’Iran. Si cela se produisait, il s’agirait de sa toute première utilisation en situation de combat.
Selon le journal britannique The Telegraph, le Commandement central des États-Unis (Centcom) a demandé l’orientation de missiles hypersoniques « Dark Eagle » vers l’Iran.
Le journal indique que le « Dark Eagle » se déplace à une vitesse équivalente à cinq fois celle du son et peut frapper des cibles situées jusqu’à 2 000 miles de distance.
Cependant, il est toujours en phase de développement et n’a pas encore été activé. Il serait capable de viser des plateformes iraniennes de lancement de missiles qui ont été déplacées au-delà de la portée des systèmes américains actuels.
Malgré le secret strict entourant le développement du missile « Dark Eagle », des rapports indiquent que ce planeur propulsé, capable d’emporter des ogives nucléaires, peut atteindre de très hautes altitudes dans les couches supérieures de l’atmosphère et manœuvrer afin d’éviter les défenses aériennes.
L’agence Bloomberg a cité une source informée affirmant que l’état de préparation opérationnelle complet du missile n’a pas encore été annoncé, et qu’aucune décision concernant son déploiement anticipé n’a été prise. Toutefois, ces informations pourraient constituer un autre indicateur que Washington se prépare à de nouvelles frappes contre l’Iran.
Reprise de la guerre ?
Parallèlement, le département de la Défense (Pentagone) élabore des plans pour reprendre des opérations militaires majeures contre l’Iran afin de briser son emprise sur le détroit d’Ormuz et de la contraindre à revenir à la table des négociations.
Le site Axios a révélé, citant des sources bien informées, que Trump recevra un briefing de Brad Cooper, commandant du Centcom, exposant des options pour mener des frappes « brèves et puissantes » contre l’infrastructure du régime iranien.
La Russie et la Chine disposent déjà de leurs propres missiles hypersoniques, mais aucun ne rivalise avec la vitesse et la portée annoncées du « Dark Eagle ».
Le missile russe Kinzhal « Kh-47M2 » est entré en service opérationnel en 2019, tandis que la Chine a déployé son missile « DF-17 » en 2020, plaçant les États-Unis dans une course contre la montre pour combler leur retard.
Quant à leur missile le plus récemment développé, le Precision Strike Missile (PrSM), il a déjà été utilisé contre l’Iran, mais il ne peut frapper des cibles situées à plus de 300 miles, ce qui signifie que le « Dark Eagle » offrirait aux États-Unis une portée bien plus étendue à l’intérieur du territoire iranien.
Ce missile a connu des retards de plusieurs années en raison d’obstacles techniques majeurs pour atteindre des vitesses de 5 Mach, ainsi que de contraintes liées à la chaîne d’approvisionnement et d’échecs lors des essais.
Il n’est pas clair si l’armée américaine est prête à le déployer ou si la demande du Centcom constitue une tentative de menacer Téhéran et de faire pression sur elle pour qu’elle revienne à la table des négociations, selon la même source.
