Le programme nucléaire iranien sous le feu : troisième attaque contre Bouchehr en 10 jours
Dans une tentative de saper le programme nucléaire iranien, les frappes contre les installations nucléaires de Téhéran se sont poursuivies dans le cadre de l’opération « Colère épique ».
Vendredi, l’Agence internationale de l’énergie atomique a indiqué que l’Iran l’avait informée d’une nouvelle attaque survenue à proximité de la centrale nucléaire de Bouchehr, la troisième en dix jours, sans signalement de dommages au réacteur en service ni de fuite radioactive.
L’agence a précisé que l’Iran avait indiqué que l’état de la centrale était resté normal après l’attaque.
Cette attaque, que Israël n’a pas mentionnée, intervient quelques heures après l’annonce par Tel-Aviv d’une frappe contre le « réacteur à eau lourde d’Arak », une infrastructure clé pour la production de plutonium destiné à une arme nucléaire.
Selon le communiqué, des chasseurs israéliens ont attaqué le réacteur à eau lourde d’Arak, au centre de l’Iran, sur instruction de la direction du renseignement militaire.
L’Iran a reconnu l’attaque sans toutefois révéler l’ampleur des dégâts. Des médias iraniens ont également indiqué qu’une usine de yellowcake à Ardakan avait été bombardée sans qu’aucune matière radioactive ne s’échappe du complexe.
Le yellowcake constitue une étape intermédiaire dans la chaîne de transformation de l’uranium brut en combustible nucléaire.
Cette usine est considérée comme la seule de ce type en Iran, où les matières premières extraites du sous-sol subissent des traitements mécaniques et chimiques en vue d’être ultérieurement utilisées comme intrants dans le processus d’enrichissement de l’uranium, selon un autre communiqué de l’armée israélienne confirmant le ciblage de cette installation rare.
