Politique

Par la porte d’un hôpital psychiatrique… le petit-fils du fondateur des Frères musulmans échappe à un procès pour viol


Une vive controverse et de nombreuses accusations ont été suscitées par l’admission de Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans et condamné dans des affaires de viol, dans le service de psychiatrie de l’Hôpital universitaire de Genève.

L’entrée de Ramadan, poursuivi pour viol, dans cet établissement à ce moment précis soulève un important débat, certains l’accusant de tenter d’échapper à la justice.

Ce développement intervient après qu’un tribunal français a jugé possible sa présence aux audiences malgré sa maladie, la sclérose en plaques, une affection auto-immune chronique affectant le système nerveux central.

La psychologue experte Fanny Bauer-Motti a déclaré que l’admission de Ramadan dans un service psychiatrique contredit de manière flagrante le rapport médico-légal français, qui le juge apte à comparaître devant la justice malgré sa maladie.

Elle a ajouté sur son compte sur la plateforme « X » que « son hospitalisation psychiatrique contredit totalement cette évaluation ».

Elle a poursuivi : « Dans un État de droit, un rapport douteux ne peut primer sur la réalité clinique d’un état de santé avéré ».

Selon des informations du journal français « Le Parisien », les nouveaux avocats de Ramadan devaient informer, mardi matin, la cour d’assises de Paris que leur client serait admis en service psychiatrique.

Malgré cela, le tribunal a poursuivi ses audiences mardi en l’absence de l’accusé.

Le verdict du procès relatif aux trois viols dont Ramadan est accusé, survenus entre 2009 et 2016, est attendu pour le mercredi 25 mars.

De leur côté, les avocats de Ramadan ont indiqué qu’ils demanderaient toutes les mesures juridiques appropriées en fonction de son état médical à l’hôpital, y compris le report des audiences.

Détails du procès

Le procès s’est ouvert devant la cour d’assises de Paris en l’absence de Ramadan, qui se trouvait, selon ses avocats, dans un hôpital à Genève en raison d’une aggravation de sa sclérose en plaques.

Auparavant, le tribunal avait ordonné une expertise neurologique indépendante menée par deux médecins.

Le rapport a confirmé que l’accusé est apte à comparaître devant la justice.

En conséquence, le tribunal a délivré un mandat d’arrêt par défaut et a décidé de le juger en son absence, tandis que ses avocats se sont retirés de la salle en signe de protestation contre cette décision.

L’affaire met en lumière de possibles tentatives d’exploiter des conditions de santé personnelles pour influencer le cours de la justice, selon le journal.

L’admission de Ramadan dans un service psychiatrique soulève également des interrogations quant à une éventuelle utilisation de la maladie comme moyen d’échapper à la responsabilité pénale, selon le rapport.

En septembre dernier, le Tribunal fédéral suisse a confirmé la condamnation de Tariq Ramadan à trois ans de prison, dont une année ferme, après qu’il a été reconnu coupable de viol et de contrainte sexuelle.

Cette affaire est distincte de celle pour laquelle il est actuellement jugé à Paris.

Les faits ayant conduit à sa condamnation remontent à 2008, lorsqu’une femme, identifiée sous le pseudonyme « Brigitte », a déposé plainte l’accusant d’actes sexuels violents accompagnés de coups et d’insultes dans une chambre d’hôtel à Genève.

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