Moyen-Orient

L’armée israélienne reconnaît avoir visé un site onusien au Liban


L’armée israélienne a reconnu, mercredi, que des tirs de chars avaient atteint un site appartenant aux Nations unies dans le sud du Liban le 6 mars, blessant des membres des forces de maintien de la paix originaires du Ghana, dans un incident qui met en lumière les risques croissants liés à l’expansion des opérations israéliennes.

Un responsable militaire occidental a déclaré à Reuters, mardi, que les conclusions préliminaires d’une enquête interne menée par les Nations unies indiquaient qu’Israël était à l’origine de l’attaque.

La force de maintien de la paix des Nations unies, connue sous le nom de Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), est déployée dans le sud du pays pour surveiller les hostilités le long de la ligne de démarcation avec Israël, une zone considérée comme un foyer de tensions entre les forces israéliennes et le Hezbollah soutenu par l’Iran.

Dans une déclaration à Reuters, l’armée israélienne a admis sa responsabilité dans l’incident, tout en affirmant qu’elle répondait à des tirs de missiles antichars du Hezbollah, qui avaient blessé deux soldats israéliens de manière modérée.

Lundi dernier, l’armée israélienne a lancé une « opération terrestre limitée » dans le sud du Liban dans le cadre de son conflit avec le Hezbollah, une guerre qui a contraint plus d’un million de personnes à se déplacer, selon les autorités libanaises.

Depuis le début du conflit le 2 mars, les frappes israéliennes ont fait 912 morts, dont 111 enfants, selon le ministère libanais de la Santé. Plus d’un million de personnes se sont inscrites comme déplacées, dont plus de 130 000 sont actuellement hébergées dans plus de 600 centres d’accueil collectifs.

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