Politique

Starmer : Le Liban fait partie intégrante de la solution


Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a souligné la nécessité d’inclure le Liban dans tout accord de cessez-le-feu, appelant le Hezbollah à déposer les armes.

Keir Starmer a appelé à un arrêt immédiat des opérations militaires israéliennes au Liban, mettant en garde contre des conséquences humanitaires dévastatrices qui ont poussé le pays au bord d’une crise profonde. Lors d’une séance d’information parlementaire à l’issue d’une tournée diplomatique ayant inclus plusieurs États du Golfe, il a dressé un tableau sombre de la situation régionale, qualifiant l’accalmie actuelle de « très fragile » et plaçant l’ensemble de la région au bord du précipice, alors même que les efforts de négociation entre États-Unis et l’Iran à Islamabad se sont heurtés à des difficultés.

Il a informé le Parlement des résultats de sa visite au Moyen-Orient, qui comprenait l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Bahreïn, soulignant la nécessité de renforcer la coopération de défense et économique avec les alliés régionaux.

Il a indiqué que les dirigeants arabes ont exprimé leur appréciation pour la solidarité britannique dans ces circonstances difficiles, estimant que la coopération conjointe a contribué à atténuer les pressions.

Le Premier ministre britannique a adopté un ton à la fois équilibré et ferme, insistant sur la nécessité d’inclure le Liban dans tout accord de cessez-le-feu, appelant le Hezbollah à déposer les armes, tout en qualifiant les attaques israéliennes d’« erronées » et en appelant à leur cessation immédiate pour mettre fin aux souffrances humanitaires.

Il a également insisté sur la nécessité de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz et de réduire les tensions afin de parvenir à un cessez-le-feu durable. Les déclarations de Starmer interviennent à un moment particulièrement sensible, après la fin du cycle de négociations à Islamabad sans accord final pour mettre fin à la guerre. Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité de cet échec, tandis qu’une incertitude entoure le sort de la trêve prévue.

Les États-Unis et l’Iran avaient annoncé, sous médiation pakistanaise, une trêve de deux semaines entrée en vigueur à l’aube du mercredi 8 avril, dans le but de préparer la fin de la guerre déclenchée le 28 février dernier.

L’importance de ce moment réside dans le fait que la région se trouve engagée dans une course entre une « diplomatie fragile » et le risque d’un glissement vers une confrontation plus large, alors que peu de jours restent avant l’expiration de la trêve temporaire, sans perspective claire pour une nouvelle série de négociations.

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