Etats-Unis

Saddam Haftar rencontre Marco Rubio à Washington pour discuter de l’initiative de réunification de l’armée


La visite de Saddam Haftar, vice-commandant des forces armées de l’est de la Libye, à Washington intervient quelques jours après un déplacement similaire du vice-ministre de la Défense du Gouvernement d’unité nationale, ce qui témoigne des efforts déployés par les États-Unis pour favoriser l’unification des institutions libyennes.

Le vice-commandant des forces armées de l’est de la Libye, Saddam Haftar, s’est entretenu avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio au sujet de l’initiative américaine visant à résoudre la crise libyenne et à unifier l’armée, dans le cadre de sa visite officielle aux États-Unis. Cette information a été confirmée lundi dans deux communiqués distincts publiés par les forces de l’est libyen et par le département d’État américain. Selon plusieurs observateurs, la Maison-Blanche exerce actuellement des pressions afin d’accélérer le processus d’unification des institutions du pays d’Afrique du Nord.

Les forces de l’est ont indiqué que Saddam Haftar avait rencontré Marco Rubio à Washington, en présence de Massad Boulos, conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines, dans le cadre d’une visite officielle aux États-Unis.

Les deux parties ont examiné les derniers développements de la situation politique en Libye ainsi que plusieurs aspects liés à l’initiative américaine.

Elles ont également discuté des perspectives de renforcement de la coopération bilatérale dans différents domaines, afin de consolider les partenariats stratégiques et de servir les intérêts communs.

Le commandement des forces armées de l’est de la Libye avait déjà annoncé sa volonté de participer aux négociations relatives à cette initiative, estimant qu’elle pourrait constituer une nouvelle opportunité de sortir de l’impasse politique que connaît le pays depuis plusieurs années et d’ouvrir la voie à un règlement global conduisant à l’organisation d’élections et à la fin de la division institutionnelle.

Jeudi dernier à Washington, le vice-ministre de la Défense du Gouvernement d’unité nationale libyen, Abdessalam Al-Zoubi, s’était également entretenu avec des responsables américains des mécanismes de soutien aux efforts de réunification de l’institution militaire libyenne et du renforcement de la coopération militaire et sécuritaire.

Depuis plusieurs mois, des informations circulent en Libye au sujet d’une initiative américaine destinée à résoudre la crise. Massad Boulos a récemment confirmé son existence sans toutefois en révéler les détails.

Selon les informations qui circulent, cette initiative prévoirait la fusion du Gouvernement d’unité nationale dirigé par Abdelhamid Dbeibah et du gouvernement désigné par la Chambre des représentants, dirigé par Osama Hammad, au sein d’un gouvernement unique présidé par Abdelhamid Dbeibah, tandis qu’un nouveau Conseil présidentiel serait dirigé par Saddam Haftar.

Dans son communiqué, le département d’État américain a indiqué que Marco Rubio avait rencontré Saddam Haftar et que les discussions avaient porté sur les efforts en cours visant à unifier les institutions militaires, économiques et politiques de la Libye.

L’institution militaire libyenne demeure divisée en deux composantes : l’une à l’est du pays sous le commandement du maréchal Khalifa Haftar, et l’autre à l’ouest, relevant du Gouvernement d’unité nationale. Des négociations sont actuellement menées sous l’égide de la Mission d’appui des Nations unies en Libye dans le cadre des travaux de la Commission militaire conjointe (5+5), composée de cinq représentants militaires de chaque camp.

Le département d’État a ajouté que les États-Unis resteraient à l’avant-garde des efforts diplomatiques destinés à soutenir l’unité de la Libye et à créer les conditions nécessaires à la mise en place d’un gouvernement démocratiquement élu capable de diriger le pays.

Depuis plusieurs années, les Nations unies poursuivent leurs efforts afin de résoudre les différends entre les institutions libyennes, lesquels empêchent l’organisation d’élections législatives et présidentielles dans ce pays riche en ressources pétrolières.

Les Libyens espèrent que les élections attendues mettront un terme aux conflits politiques et armés ainsi qu’aux longues périodes de transition qui perdurent depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi (1969-2011).

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