Poigne de fer : l’Iran fait face à l’opposition par l’exécution
L’Iran connaît une accélération notable du rythme d’application des peines de mort, dans une trajectoire qui reflète un durcissement croissant de la manière dont les autorités traitent l’opposition.
Selon l’agence Mizan, affiliée au pouvoir judiciaire iranien, les autorités ont exécuté jeudi un homme reconnu coupable de liens avec l’organisation d’opposition en exil « Moudjahidine du peuple » ainsi qu’avec le service de renseignement israélien.
L’agence a indiqué que l’homme s’appelait Sultan Ali Shirzadi Fakhr, qu’il était membre de longue date des Moudjahidine du peuple et qu’il a été condamné pour coopération avec les services de renseignement israéliens.
Mizan a ajouté que la Cour suprême avait confirmé la condamnation à mort et que la peine a été appliquée après l’achèvement des procédures judiciaires.
Mercredi, la même agence a révélé que l’Iran avait exécuté un homme reconnu coupable d’espionnage au profit du service de renseignement israélien et de transmission d’informations sensibles.
Elle a précisé que « l’homme s’appelait Mehdi Farid », ajoutant qu’il « occupait un poste au sein d’une unité de défense civile relevant d’une organisation importante et qu’il a exploité ses prérogatives pour collecter des informations et les transmettre au Mossad israélien ».
Le mois dernier, l’Iran a exécuté trois hommes reconnus coupables d’avoir tué deux policiers lors des manifestations de janvier, ce qui a suscité l’inquiétude d’organisations de défense des droits humains telles que Hengaw, selon lesquelles Téhéran intensifierait les exécutions visant des détenus politiques et des manifestants dans un contexte de pressions militaires et internationales croissantes.
