L’armée malienne brise le siège d’Anéfis : une contre-offensive ouvre la route vers Kidal

L’armée malienne et ses alliés russes ont repris le contrôle de la ville septentrionale d’Anéfis, dans une avancée qui ouvre la voie à une future opération visant à reprendre Kidal.
L’armée malienne a repris le contrôle de la ville d’Anéfis, dans le nord du pays, après plusieurs jours de violents combats contre les séparatistes touaregs, ont indiqué vendredi les rebelles ainsi qu’une source militaire.
Samedi dernier, des combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que des séparatistes du Front de libération de l’Azawad, composés en majorité de Touaregs, ont lancé de nouvelles attaques coordonnées dans le nord et le sud du Mali, annonçant avoir pris le contrôle de la ville d’Anéfis.
Toutefois, les combattants russes du Corps africain (« Africa Corps ») ainsi que des soldats maliens retranchés depuis samedi dans un camp militaire de la ville ont poursuivi les combats.
Des renforts russes ainsi que des unités supplémentaires de l’armée malienne sont arrivés jeudi soir, permettant la reprise de cette ville située à environ 100 kilomètres de Kidal, contrôlée par les séparatistes depuis une vaste offensive menée à la fin du mois d’avril dernier.
« Ils ont franchi les obstacles »
Une source militaire malienne a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) : « Je peux confirmer que les forces maliennes et leurs partenaires du Corps africain ont franchi les obstacles et sont parvenues jusqu’à Anéfis afin de renforcer nos troupes sur place. »
De son côté, le porte-parole du Front de libération de l’Azawad, Mohamed El Mouloud Ramadan, a indiqué à l’AFP : « Nous avons décidé de quitter Anéfis pour des raisons stratégiques et afin d’éviter des pertes parmi les civils. »
Depuis 2012, le Mali, situé dans la région sahélienne, est confronté à une profonde crise sécuritaire, marquée notamment par les violences perpétrées par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, ainsi que par des groupes armés à caractère ethnique.
Cette instabilité sécuritaire aggrave également une grave crise économique.
Depuis les deux coups d’État successifs de 2020 et 2021, le Mali est dirigé par les autorités militaires, arrivées au pouvoir en promettant de rétablir la sécurité et de préserver l’intégrité territoriale de ce vaste pays, confronté non seulement au terrorisme, mais également aux revendications séparatistes, notamment de la part de certains groupes touaregs.
