Comment les Frères musulmans empêchent-ils la reconstruction de Taiz et sabotent-ils la salle des opérations conjointes au Yémen ?
Les critiques à l’encontre du parti al-Islah, « le bras des Frères musulmans au Yémen », se sont intensifiées, avec des accusations explicites de vouloir « étrangler » la province de Taiz, de contrecarrer les efforts arabes visant à unifier le front militaire, et même de s’attaquer aux figures nationales et de menacer la sécurité régionale.
L’écrivain et homme politique éminent Nabil al-Soufi a lancé une attaque virulente contre l’organisation, affirmant que les Frères musulmans refusent de renoncer à leur emprise sur Taiz malgré les évolutions régionales. Al-Soufi a décrit la présence de l’organisation dans la province comme un « poids écrasant sur le cou », avertissant qu’ils ne la quitteront que « comme un cadavre inerte » si leurs griffes ne sont pas retirées par la force.
Dans une déclaration relayée par le site Al-Kholasa Net, al-Soufi a indiqué que l’organisation cherche à perturber les arrangements visant à unifier les théâtres d’opérations sous un commandement central supervisant les fronts depuis Bab al-Mandeb jusqu’aux côtes et aux montagnes, y compris l’intégration des forces de la « Deraa al-Watan » et la correction des déséquilibres dans les listes de salaires et les axes militaires.
Par ailleurs, l’activiste Anas al-Khalidi a révélé un « plan perfide » adopté par les Frères musulmans pour réorganiser le pouvoir plutôt que de restaurer l’État. Al-Khalidi a précisé que le groupe, dès le début de la guerre, a cherché à vider le terrain de ses dirigeants nationaux et de projets influents afin de créer un vide politique et un déséquilibre, frappant les adversaires de l’intérieur en exploitant les tensions au sein des composantes concurrentes et en tentant d’éliminer les derniers centres de pouvoir influents sur le terrain.
Selon des observateurs, les mouvements des Frères musulmans, s’étendant de Mukalla à Bab al-Mandeb, visent à s’approprier le contrôle militaire et matériel et à saboter le projet de « salle des opérations conjointes », plaçant Taiz, le Yémen et la région face à un défi sécuritaire nécessitant une fermeté pour contrer « l’idéologisation étroite » servant le projet de coup d’État à Sanaa et à Téhéran.
