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Avez-vous vraiment besoin de prendre de la vitamine D ?


L’hiver arrive, le temps gris, les jours s’allongent, le temps est venu de faire le plein de vitamines ! Aujourd’hui, nous faisons le point sur l’un d’eux : la vitamine D !

Dans You Are Great, des experts vous éclairent sur des sujets quotidiens. Aujourd’hui, c’est le docteur Baptiste Jauneau qui nous parle de la vitamine D pour bien se préparer à aborder l’hiver qui approche en grande forme.

Nous devrions également parler d’une hormone plutôt que d’une vitamine en raison de son action dans divers métabolismes dans le corps. Son rôle principal : la minéralisation osseuse. Pour cela, il intervient au niveau de plusieurs organes : il facilite l’absorption du calcium au niveau de l’intestin, active sa réabsorption au niveau des reins, et il permet la bonne fixation du calcium sur les os. Il a donc un rôle très important pendant l’enfance pour la croissance, puis tout au long de la vie pour garder notre squelette en bonne santé.

Il joue également un rôle dans d’autres métabolismes du corps : le bon fonctionnement des muscles, du système nerveux et même du système immunitaire.

La vitamine D est synthétisée, produite directement par l’organisme. Par la peau pour être précis, grâce aux rayons UV du soleil. On considère que nous synthétisons 2/3 de la vitamine D que nous utilisons, le 1/3 restant étant fourni par l’alimentation.

Dans quels aliments ? La fameuse huile de foie de morue, qui était autrefois donnée aux enfants pour leur croissance et contre le rachitisme. Dans les poissons gras tels que le saumon, les sardines, le hareng. En jaune d’oeuf, produits laitiers ou beurre. Certains champignons comme les girolles, les cèpes ou les morilles. Enfin, de nombreux fabricants de produits alimentaires enrichissent certains produits tels que les produits laitiers ou les huiles en vitamine D.

Dans les pays occidentaux, plus de 40 % de la population âgée de plus de 50 ans et 80 % des personnes âgées présentent une carence en vitamine D. L’apport en vitamine D par voie alimentaire est – comme nous l’avons vu – loin d’être suffisant : les aliments riches en vitamine D sont peu nombreux, peu consommés, voire parfois exclus par certains régimes.

Et surtout, la synthèse par la peau de la vitamine D peut être très rapidement impactée par de nombreux paramètres :

Latitude et saison : Dans certaines régions, l’ensoleillement est insuffisant pour une bonne synthèse de vitamine D. C’est encore plus le cas en automne et en hiver.

Âge : le vieillissement de la peau diminue et rend la production de vitamine D moins efficace.

Couleur de la peau : la peau très pigmentée est protégée des rayons UV mais a également plus de difficulté à produire de la vitamine D.

L’inactivité physique (moins d’exposition au soleil), l’obésité, la pollution, les vêtements jouent également un rôle.

En fait, les recommandations se concentrent sur certaines catégories de personnes, pour qui une carence en vitamine D pourrait avoir des conséquences graves ou causant des maladies.

Les enfants : Pour la croissance et la lutte contre le rachitisme, l’apport en vitamine D est recommandé de 0 à 18 ans !

Les personnes âgées : avec le vieillissement, les os se déminéralisent, deviennent poreux, plus fragiles. Nous parlons d’ostéoporose avec un risque de fracture.

Femmes enceintes : pour le bon développement et la croissance du foetus.

Femmes ménopausées : Les changements hormonaux qui en résultent affectent le métabolisme osseux et peuvent être une source d’ostéoporose.

La supplémentation peut également être intéressante, en dehors de ces catégories, si plusieurs facteurs de risque de carence en vitamine D sont combinés.

Ainsi, s’il ne l’a pas déjà fait, n’hésitez pas à en parler avec son médecin, son pédiatre ou son gynécologue pour juger de la nécessité d’une éventuelle substitution. La vitamine D est prescrite sous forme de goutte à prendre tous les jours ou d’ampoule pour un apport mensuel ou trimestriel.

C’est aussi une possibilité ! Mais attention, ils sont souvent très concentrés en vitamine D et sont donc plus à risque de surdosage en cas d’erreurs de prise. La meilleure chose est d’aller voir votre médecin, qui sera en mesure de déterminer la bonne dose et la bonne fréquence selon vos besoins et votre état de santé. En outre, les traitements sur ordonnance sont couverts par la sécurité sociale.

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