Grand Maghreb

Les Frères musulmans tunisiens s’emmêlent… propagent des rumeurs pour saboter le processus électoral


Le groupe des Frères musulmans en Tunisie tente de propager de nouvelles rumeurs prétendant que le gouvernement, sous la direction du président Kaïs Saïed, cherche à reporter les élections.

Lors d’un rassemblement organisé par le Front du Salut en début de semaine, le groupe a affirmé son refus de reporter les élections à l’année prochaine et a demandé la destitution du président réformateur Kaïs Saïed, ainsi que la libération des prisonniers du mouvement, notamment leur chef, Rached Ghannouchi, selon le journal Makkah.

Le président du Front, Ahmed Najib Chebbi, a prétendu que le climat politique actuel « ne garantit aucune condition démocratique pour des élections équitables en raison de l’emprisonnement de leurs dirigeants ».

Des observateurs de la scène politique tunisienne affirment que les Frères musulmans cherchent à aggraver les tensions et à propager des rumeurs pour saboter le processus électoral.

Le porte-parole de la Haute Instance Indépendante pour les Élections, Mohamed Tlili Mansri, a souligné, dans une déclaration à l’agence de presse officielle, que la date optimale pour tenir le vote est le mois d’octobre prochain, sans dépasser les délais légaux et constitutionnels du 23 de ce mois.

Il a confirmé que si l’on prend en compte le 23 octobre, date de scrutin, alors l’appel aux électeurs ne doit pas dépasser le 23 juillet prochain, et a souligné que dans les conditions de candidature à l’élection présidentielle, la carte numéro (3) sera ajoutée, prouvant l’absence d’antécédents judiciaires ou de poursuites contre le candidat.

L’analyste politique tunisien Omar El Yefrani estime que les Frères musulmans, après avoir réalisé leur incapacité à mobiliser le peuple, ont commencé à adopter une stratégie de diffamation pour saboter le calendrier électoral, affirmant que les Frères musulmans ont échoué après avoir été rejetés par le peuple, expliquant que la marche du Front du Salut islamique, préparée et annoncée il y a deux semaines, a été un échec et n’a attiré qu’un petit nombre de participants.

Il a noté que les Frères musulmans étaient aveuglés par ce vaste rejet populaire, considérant que l’ajout de la carte numéro (3) comme condition de candidature aux élections, prouvant l’absence d’antécédents judiciaires ou de poursuites contre le candidat, a mis fin à tous leurs espoirs de se présenter à ce scrutin.

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