Iran

Aucun signe d’une fin imminente de la guerre contre l’Iran


Washington attend toujours la réponse de Téhéran à une proposition susceptible de mettre officiellement fin à la guerre avant d’engager des discussions sur des dossiers plus complexes, tels que le programme nucléaire iranien.

La crise entre Washington et Téhéran demeure dans une impasse malgré une escalade sur le terrain. Tandis que l’incertitude entoure le sort du fragile cessez-le-feu, des évaluations des services de renseignement américains ont mis en évidence la capacité de Téhéran à s’adapter à un blocus maritime de longue durée, affaiblissant ainsi l’espoir d’un règlement rapide du conflit, désormais entré dans sa dixième semaine.

L’administration Trump attend la réponse de l’Iran à une proposition américaine qui permettrait de mettre officiellement fin à la guerre avant d’ouvrir des discussions sur des questions plus complexes, notamment le programme nucléaire iranien.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré vendredi, lors d’une visite à Rome, que les États-Unis s’attendaient à recevoir une réponse dans la journée. Toutefois, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a précisé que son pays examinait encore la manière d’y répondre.

Des affrontements mettent à l’épreuve le cessez-le-feu

L’agence de presse semi-officielle Fars a rapporté que des affrontements sporadiques se sont poursuivis vendredi entre les forces iraniennes et des navires américains dans le détroit d’Ormuz. L’agence Tasnim a ensuite cité une source militaire iranienne affirmant que la situation s’était apaisée, tout en avertissant de la possibilité d’une reprise des affrontements.

L’armée américaine a indiqué avoir bombardé deux navires liés à Téhéran qui tentaient d’entrer dans un port iranien. Un avion de chasse américain a visé les cheminées des deux navires, les contraignant à faire demi-tour.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, à la suite de frappes aériennes américaines et israéliennes sur différentes régions d’Iran, Téhéran a largement empêché le passage des navires non iraniens à travers le détroit. Avant la guerre, un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole transitait par cette étroite voie maritime.

Jeudi, Donald Trump a affirmé que le cessez-le-feu annoncé le 7 avril demeurait en vigueur malgré l’intensification des affrontements, tandis que l’Iran a accusé les États-Unis de l’avoir violé.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré : « Chaque fois qu’une solution diplomatique est évoquée, les États-Unis choisissent une aventure militaire imprudente ». L’agence de presse Mehr a fait état de la mort d’un membre d’équipage, de dix blessés et de six disparus à la suite d’une attaque menée par la marine américaine contre un navire commercial iranien tard jeudi soir.

Les États-Unis n’ont guère trouvé de soutien international dans ce conflit. Après sa rencontre avec la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, Marco Rubio s’est interrogé sur l’absence de soutien de l’Italie et d’autres alliés aux efforts américains visant à rouvrir le détroit, avertissant que permettre à Téhéran de contrôler une voie maritime internationale constituerait une situation dangereuse et sans précédent.

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