À bord de l’USS George Washington : comment les États-Unis mènent-ils leur guerre contre l’Iran ?
Dans sa guerre contre l’Iran, les États-Unis se sont appuyés sur le porte-avions « USS George Washington », qui compte environ 5 000 membres d’équipage, ainsi que sur des avions de combat et des munitions. Le bâtiment constitue l’épine dorsale de l’opération militaire tactique américaine contre Téhéran.
Son rôle majeur dans cette guerre en a également fait une cible prioritaire pour le régime iranien, selon la chaîne américaine CBS, qui a effectué cette semaine une rare visite à bord du porte-avions afin d’observer en exclusivité sa mission actuelle et son rôle dans le soutien à la guerre américaine contre l’Iran depuis sa position en mer d’Arabie, à proximité du détroit stratégique d’Ormuz.
Le « George Washington » a été envoyé au Moyen-Orient le mois dernier pour remplacer le porte-avions « USS Abraham Lincoln », qui avait fait l’objet d’un examen attentif en raison de la durée exceptionnelle de son déploiement, qui avait atteint le record de neuf mois, ainsi que des inquiétudes concernant les conditions à bord et la santé mentale des membres de son équipage.
Cette semaine, CBS a observé les membres d’équipage du « George Washington » effectuer des missions nocturnes destinées à contribuer au maintien du blocus américain imposé à l’Iran et à assurer la protection des navires commerciaux traversant le détroit.
Mais ces opérations ont un coût. Des sources avaient précédemment indiqué au média américain que l’armée américaine faisait face à une pénurie de missiles intercepteurs et d’armes guidées de précision, ce que nie le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth.
Le « George Washington » lui-même pourrait constituer une cible potentielle, après que la marine américaine a confirmé que l’Iran avait tenté, à la fin de la semaine dernière, de prendre pour cible des navires de guerre américains à l’aide de missiles balistiques.
Le capitaine Nicholas DeLeo, commandant du « George Washington », a déclaré à CBS News, en réponse à une question sur ce qui lui venait à l’esprit lorsqu’il apprenait l’existence d’éventuelles attaques au moyen de missiles balistiques : « Nous disposons de divers moyens pour protéger les navires de la marine, tant sur le plan offensif que défensif, et nous utilisons tous ces moyens. C’est quelque chose pour lequel nous nous entraînons. »
Les Houthis ouvrent un nouveau front
Une nouvelle source d’inquiétude est apparue au Moyen-Orient avec la menace que représentent les milices houthies soutenues par l’Iran pour un deuxième corridor pétrolier stratégique revêtant une importance majeure pour l’Arabie saoudite. Des informations font état de leur prise de contrôle d’une importante ville côtière de la mer Rouge au Yémen, ainsi que de leur mainmise sur plusieurs îles stratégiques situées en mer Rouge ou à proximité du détroit de Bab el-Mandeb.
En l’espace de quelques jours, les Houthis ont réalisé d’importants gains au Yémen et attaqué plusieurs raffineries de pétrole saoudiennes. Des responsables saoudiens ont déclaré vendredi qu’ils avaient été contraints de fermer l’oléoduc vital Est-Ouest après qu’il eut été attaqué par des drones lancés depuis l’Irak.
Les responsables ont ajouté que l’attaque avait endommagé l’oléoduc et fait plusieurs dizaines de blessés.
