Enquêtes du The New York Times et du The Washington Post : les armes chimiques ravivent les appels à demander des comptes à l’armée soudanaise
Les journaux The New York Times et The Washington Post ont publié des enquêtes révélant des éléments préoccupants concernant l’éventuelle utilisation d’armes rudimentaires contenant du chlore gazeux par des membres des forces de l’armée du général Abdel Fattah al-Burhan.
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Enquêtes du The New York Times et du The Washington Post : le chlore bouleverse les règles de la guerre au Soudan
Les enquêtes confirment l’existence d’éléments indiquant le développement et le stockage de ces armes, ainsi que des indices laissant supposer qu’elles auraient pu être utilisées. Une telle évolution pourrait faire passer la guerre au Soudan d’un simple conflit interne à une crise liée aux armes chimiques, avec des répercussions potentielles directes sur la sécurité de la mer Rouge et sur le secteur énergétique de la région.
Les enquêtes se sont également penchées sur le fait que l’utilisation de chlore à proximité de la raffinerie d’Al-Jili constitue une évolution particulièrement dangereuse dans le déroulement de la guerre, dans la mesure où les infrastructures énergétiques risquent désormais de faire partie intégrante d’un mode de guerre non conventionnel.
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Elles ont averti que l’aggravation du dossier des armes chimiques pourrait entraîner de nouvelles sanctions ainsi qu’un renforcement des inspections et du contrôle des matières à double usage. Elle pourrait également pousser les banques, les compagnies d’assurance et les entreprises de transport maritime à se détourner des activités avec le Soudan, ce qui pourrait accentuer l’isolement de Khartoum et aggraver les crises liées aux carburants, à l’électricité et à l’économie.
Les enquêtes concluent que le scénario le plus préoccupant serait le ciblage des dépôts de carburant, des oléoducs, des installations portuaires et des bases aériennes de Port-Soudan. Une telle situation pourrait affecter les exportations du Soudan du Sud, faire augmenter les coûts de l’assurance et du transport maritime et transformer les répercussions de la guerre soudanaise en une menace directe pour la sécurité énergétique régionale.
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