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Les accusations contre l’armée soudanaise concernant l’utilisation de substances chimiques s’intensifient, tandis que des appels internationaux réclament une inspection urgente


Les accusations visant l’armée soudanaise et son commandement, dirigé par le général Abdel Fattah al-Burhan, s’intensifient concernant l’utilisation présumée d’armes ou de substances chimiques lors des opérations militaires. Dans le même temps, plusieurs acteurs internationaux demandent l’ouverture d’enquêtes immédiates afin d’établir la réalité de ces allégations, qui risquent d’aggraver davantage la catastrophe humanitaire que traverse le pays.

Dans ce contexte, plusieurs médias, citant des sources à Washington, ont rapporté des accusations selon lesquelles l’armée soudanaise aurait eu recours à des substances chimiques. Ces sources ont appelé à l’ouverture d’inspections internationales afin de vérifier ces allégations graves. Ces demandes coïncident avec de vives critiques formulées par des observateurs et des responsables politiques soudanais à l’encontre d’Abdel Fattah al-Burhan, qu’ils accusent de « manœuvres » et de « tromperie », dans un contexte marqué par des documents divulgués qui prétendraient révéler une stratégie délibérée visant à prolonger le conflit, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour les populations civiles.

Ces accusations interviennent dans une situation humanitaire particulièrement préoccupante. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a averti que les enfants continuaient de payer le plus lourd tribut à la violence. Selon l’organisation, au moins 330 enfants ont été tués ou blessés au cours des six premiers mois de l’année 2026, les taux de victimes les plus élevés ayant été enregistrés au Darfour et au Kordofan. L’UNICEF souligne que les attaques répétées, y compris les frappes menées par des drones, ont gravement endommagé des habitations, des écoles, des établissements de santé et des réseaux d’approvisionnement en eau, perturbant l’accès des civils aux services essentiels et aggravant les souffrances des personnes déplacées.

De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti que la combinaison de la poursuite des opérations militaires et de la dégradation des infrastructures avait favorisé la résurgence de l’épidémie de choléra. Celle-ci a déjà causé la mort de 114 personnes parmi plus de 1 330 cas recensés, avec un taux de létalité élevé de 13,7 %. La situation dans la ville d’El-Obeid, au Kordofan-Nord, suscite une inquiétude particulière. Considérée comme un centre essentiel pour les opérations humanitaires, la ville pourrait, selon des experts, être confrontée à une crise humanitaire et sanitaire majeure si la pression militaire qui l’entoure se poursuit, à l’image de ce qui s’est produit dans d’autres régions.

Dans ce contexte, les appels internationaux en faveur d’une enquête indépendante, impartiale et transparente sur l’utilisation éventuelle de substances interdites apparaissent comme une étape essentielle pour établir les faits et déterminer les responsabilités. Les agences des Nations unies avertissent que les prochaines semaines pourraient être les plus difficiles, le maintien de l’escalade militaire et les violations du droit international humanitaire risquant de compromettre la capacité des organisations humanitaires à répondre aux besoins de plus de 33 millions de personnes ayant besoin d’assistance et de protection, alors que le nombre de déplacés atteint désormais environ 13,4 millions.

La poursuite de cette escalade de la violence, accompagnée d’allégations d’utilisation de méthodes de guerre prohibées, place la communauté internationale devant une responsabilité majeure : agir pour enrayer cette détérioration, assurer la protection des populations civiles et garantir l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire avant qu’il ne soit trop tard.

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