Israël annonce avoir tué des hommes armés en Syrie et au Liban et promet d’éliminer les menaces
Quelques jours après avoir affirmé que ses forces poursuivraient leur présence dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza, l’armée israélienne a annoncé, dimanche, avoir tué plusieurs hommes armés dans la zone de sécurité située au sud de la Syrie.
Dans un bref communiqué, l’armée israélienne a indiqué que ses forces avaient éliminé plusieurs combattants armés dans la zone de sécurité du sud de la Syrie, ajoutant qu’elle poursuivrait ses opérations dans cette région afin d’éliminer toute menace pesant sur les civils israéliens et sur ses soldats.
L’armée a précisé que des éléments d’une brigade de réserve avaient ouvert le feu dans la zone tampon sous contrôle israélien, tuant ce qu’elle a qualifié de « terroristes armés ».
Dans le même contexte, le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a déclaré que l’armée avait « éliminé des membres du Hezbollah armés de lance-roquettes RPG », précisant qu’elle avait également visé une plateforme de lancement dans la région de Nabatieh.
Le porte-parole a expliqué que les forces de l’unité Egoz, relevant de la 36e division, avaient repéré samedi « plusieurs membres du Hezbollah armés de lance-roquettes RPG dans la région de Nabatieh, à proximité de la zone de sécurité au sud du Liban, où opèrent les forces israéliennes ».
Il a ajouté que « dès leur détection, l’armée de l’air est intervenue pour les éliminer et détruire le bâtiment depuis lequel ils opéraient, dans le but de neutraliser toute menace contre les forces ». Il a également indiqué que, lors d’une autre frappe menée dans la même région, « les forces israéliennes ont détruit une plateforme de lancement appartenant au Hezbollah qui représentait une menace pour nos troupes », selon ses déclarations.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré jeudi que les forces israéliennes continuent de rester dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza, « sans aucune limite de temps », afin d’éliminer toute menace.
Une extension du déploiement israélien
Après la chute du régime de Bachar al-Assad en 2024, Israël a étendu le déploiement de ses forces dans le sud de la Syrie jusqu’au mont Hermon, au-delà de la zone démilitarisée du Golan.
À l’époque, Israël avait expliqué craindre que des groupes armés ne lancent des attaques contre son territoire. Les autorités israéliennes considéraient également cette évolution comme une opportunité de perturber les capacités de l’Iran à acheminer des armes à travers le territoire syrien vers les combattants du Hezbollah au Liban.
Israël qualifie les territoires qu’il contrôle au Liban, dans la bande de Gaza et en Syrie de « zones tampons » destinées à le séparer de ses adversaires, un élément devenu central de sa doctrine sécuritaire actuelle.
En revanche, les Nations unies ainsi que d’autres critiques estiment que le contrôle exercé par Israël sur la zone tampon en Syrie constitue une violation de l’accord de cessez-le-feu conclu en 1974.
Les civils vivant dans la zone actuellement contrôlée par Israël n’ont pas été invités à évacuer leurs habitations. Toutefois, ils sont confrontés à des points de contrôle, à des mesures de sécurité renforcées ainsi qu’à un climat de tension marqué, à plusieurs reprises, par des affrontements entre les soldats israéliens et les habitants des villages.
Le président syrien Ahmed al-Charaa avait, pour sa part, appelé Israël à se retirer de cette zone qui, selon les Nations unies, couvre une superficie de 235 kilomètres carrés (91 miles carrés).
