L’Afrique accorde sa confiance à l’approche marocaine dans le domaine de l’énergie nucléaire
La présidence marocaine de la Commission africaine de l’énergie nucléaire ouvre la voie à une contribution concrète à l’élaboration de décisions fondées sur des bases scientifiques solides, donnant ainsi un nouvel élan à la coopération Sud-Sud dans le domaine des hautes technologies.
Le Maroc a été élu à l’unanimité commissaire au sein de la Commission africaine de l’énergie nucléaire pour un mandat de trois ans, à l’occasion de la septième session de la Conférence des États parties au Traité de Pelindaba instituant une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique. Cette réunion s’est tenue vendredi au siège de l’organisation continentale à Addis-Abeba.
Cette élection reflète la large reconnaissance africaine de l’approche marocaine, qui refuse de dissocier les impératifs de sécurité des objectifs de développement. Le Royaume propose un modèle équilibré conciliant le respect rigoureux des accords internationaux relatifs à la non-prolifération nucléaire avec l’exploitation dynamique des technologies nucléaires à des fins civiles et pacifiques, au service des populations du continent.
Cette élection renforce également la présence du Maroc au sein de l’un des plus importants mécanismes continentaux chargés de la gouvernance du secteur nucléaire pacifique en Afrique. La Commission joue un rôle central dans la mise en œuvre des dispositions du Traité de Pelindaba, qui vise à empêcher la prolifération des armes nucléaires et à consolider la sécurité ainsi que la stabilité sur le continent.
Cette nouvelle distinction témoigne également du niveau de confiance dont jouit le Royaume auprès des pays africains, grâce à son approche fondée sur le lien étroit entre sécurité et développement, ainsi qu’à son engagement en faveur des usages pacifiques de la technologie nucléaire.
Ce choix est également en parfaite adéquation avec les orientations stratégiques du Maroc, qui ambitionne de renforcer son statut de pôle régional africain dans le domaine des applications pacifiques de l’énergie nucléaire, notamment dans des secteurs essentiels tels que la santé et l’agriculture. Le Royaume cherche également à développer des solutions innovantes face aux défis liés au stress hydrique et au renforcement de la sécurité alimentaire.
Cette combinaison entre diplomatie et expertise technique confirme que la participation du Maroc à la Commission africaine de l’énergie nucléaire dépassera le simple cadre de la représentation politique pour apporter une contribution concrète à l’élaboration de décisions fondées sur des bases scientifiques rigoureuses, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives à la coopération Sud-Sud dans le domaine des technologies de pointe.
La fonction de commissaire au sein de la Commission africaine de l’énergie nucléaire revêt une importance stratégique, technique et diplomatique, dans la mesure où elle contribue à l’élaboration des politiques continentales relatives aux usages pacifiques de l’énergie nucléaire et à la coordination des efforts africains dans ce domaine particulièrement sensible.
Le Maroc a pris part aux travaux de cette conférence à travers une délégation conduite par l’ambassadeur, représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Mohamed Arouchi. La délégation comprenait également des représentants du Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires ainsi que de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques, témoignant ainsi de la dimension institutionnelle et technique de l’engagement du Royaume dans ce domaine.
