Moyen-Orient

L’assassinat par les Houthis d’un chef tribal à Al-Jawf déclenche un affrontement avec les tribus de Dahm


Dans une tentative de soumettre et de contraindre les tribus de Dahm, qui habitent le gouvernorat d’Al-Jawf, les milices houthies ont assassiné, samedi, un chef tribal.

Des sources tribales et médiatiques ont déclaré que les milices houthies ont ouvert un feu nourri sur le cheikh Nasser bin Hassan Jarallah Al-Salahi à un poste de contrôle de sécurité dans la localité d’‘Afi, dans ce gouvernorat situé au nord-est du pays.

Selon ces sources, le cheikh Al-Salahi a rendu l’âme sur le champ, tandis que les tribus de Dahm ont riposté par une attaque éclair contre un poste de contrôle des milices, ce qui a entraîné la mort de trois membres du groupe soutenu par l’Iran.

« Cet assassinat est survenu après sa participation à une mobilisation tribale et aux rassemblements d’Al-Yatma des tribus de Dahm pour faire pression sur les milices houthies afin d’obtenir la libération du cheikh Hamad bin Rashid Fadgham Al-Hazmi, enlevé par les putschistes à son domicile le 20 avril courant », ajoutent les sources.

À la suite de l’assassinat, les milices houthies ont lancé une campagne de poursuites et d’enlèvements visant des membres de la tribu Dhu Muhammad ainsi que des tribus voisines de Dahm, tandis que la situation à Al-Jawf demeure dans un état de tension croissante, selon les sources.

Le 11 avril courant, les milices houthies ont assassiné le cheikh Mohammed Hussein Al-Masoudi, l’un des cheikhs des tribus Hanka Al-Masoud, dans le gouvernorat d’Al-Bayda.

Récemment, les milices houthies ont éliminé plusieurs chefs tribaux dans les zones sous leur contrôle, le plus récent étant, le 18 mars, l’assassinat du chef tribal Fares Mohsen Rubaid, l’un des cheikhs éminents de la tribu Nihm, alors qu’il passait sur la rue Al-Sittin près de l’Université Al-Iman à Sanaa.

Début janvier 2026, le cheikh Abdu Saleh Al-Ghamari, l’un des cheikhs du district d’Al-Qafr dans le gouvernorat d’Ibb, a été tué par balles par des hommes armés houthis dans un crime qui a secoué l’opinion publique et suscité une vague d’indignation dans les milieux tribaux.

Les assassinats de chefs tribaux s’inscrivent dans le cadre d’une approche houthie systématique visant à démanteler la structure tribale au Yémen, et dans des conflits de représailles tribales croissants que les milices alimentent délibérément afin d’éliminer l’influence traditionnelle et d’imposer leur pouvoir par la force.

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