Politique

Amjad Youssef : la Syrie arrête le principal accusé du massacre de Tadamon à Damas


Le ministère syrien de l’Intérieur a annoncé, vendredi, l’arrestation d’Amjad Youssef, principal accusé d’avoir commis un massacre dans le quartier de Tadamon à Damascus en 2013, au cours duquel des dizaines de personnes ont été abattues à bout portant puis leurs corps brûlés, des faits documentés par des images vidéo.

Amjad Youssef est apparu dans une vidéo divulguée il y a plusieurs années, vêtu d’un uniforme militaire, ordonnant à des personnes aux yeux bandés et aux mains liées de courir. Lorsqu’elles commencent à courir, il leur tire dessus et elles sont jetées dans une fosse où des corps étaient déjà entassés.

Après l’exécution de 41 jeunes hommes et adultes, les corps ont été incendiés.

La diffusion de la vidéo à l’époque avait suscité une vive indignation et une large controverse sur les réseaux sociaux arabophones et dans le monde.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a indiqué avoir mené « une opération de sécurité minutieuse » au cours de laquelle il a « arrêté Amjad Youssef, le principal accusé d’avoir commis le massacre de Tadamon dans la ville de Damas, qui a fait des dizaines de victimes innocentes ».

Le ministère a affirmé sa détermination à « poursuivre les autres auteurs du massacre, afin de les arrêter et de les traduire en justice ».

Dans une publication sur X, le ministre de l’Intérieur Anas Khattab a écrit : « Le criminel Amjad Youssef, principal accusé du massacre de Tadamon, est désormais entre nos mains après une opération de sécurité minutieuse ».

Fin avril 2022, le journal britannique The Guardian et l’institut New Lines Institute à Washington ont publié des articles et des vidéos révélant l’exécution de dizaines de personnes dans le quartier de Tadamon à Damas.

Après la chute du régime de Bashar al-Assad en décembre 2024, des familles du quartier ont signalé plusieurs massacres commis par les forces gouvernementales durant les premières années du conflit. Les nouvelles autorités ont annoncé l’an dernier l’arrestation de plusieurs personnes impliquées.

La nouvelle administration annonce de temps à autre l’arrestation de responsables militaires et sécuritaires de l’ère précédente, impliqués dans « des atrocités et des crimes contre les Syriens durant les années de conflit ».

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