Politique

Quand la trêve entre les États-Unis et l’Iran prendra-t-elle fin ?


La trêve annoncée entre les États-Unis et l’Iran entre dans une phase décisive à l’approche de son terme, dans un contexte d’informations faisant état d’un nouveau cycle de négociations à Islamabad.

Le 8 avril courant, les États-Unis et l’Iran sont convenus d’un cessez-le-feu conditionnel de deux semaines, durant lequel le trafic maritime est autorisé à transiter par le détroit d’Ormuz.

Cet accord est intervenu plus d’un mois après le lancement d’attaques coordonnées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, et quelques heures après que le président américain Donald Trump a menacé qu’« une civilisation entière disparaîtrait cette nuit » si l’Iran ne rouvrait pas le détroit.

Ainsi, la trêve doit prendre fin mercredi prochain, le 22 avril.

Deux jours avant l’échéance de la trêve, le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que des responsables américains se rendraient lundi dans la capitale pakistanaise Islamabad pour poursuivre les négociations avec l’Iran, tout en menaçant de détruire les infrastructures et les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne se pliait pas à ses conditions.

Le premier cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis, tenu le week-end dernier à Islamabad, s’est achevé sans résultats tangibles sur les principaux points de divergence, qui concernent essentiellement les ambitions nucléaires et balistiques iraniennes ainsi que la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Dimanche, trois sources diplomatiques américaines et régionales ont indiqué au journal Israel Hayom que « l’Iran a accepté de remettre l’intégralité de son stock d’uranium enrichi ».

Le journal a cité trois diplomates américains de la région affirmant que l’Iran avait accepté de remettre tout son uranium enrichi, mais qu’il restait à déterminer qui recevrait ces matières. Les options envisagées seraient la Russie, qui a déjà exprimé sa disposition à les recevoir, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui devrait trouver un site de stockage et assurer la gestion des matières, ou encore les États-Unis eux-mêmes.

Les Américains exigent de participer au processus de localisation de l’uranium enrichi, mais l’Iran n’a pas encore accepté cette demande ; il serait toutefois disposé à autoriser des représentants de l’AIEA à le faire, selon ces trois sources.

Le journal ajoute : « Ces progrès dans les contacts entre les Américains et l’Iran au cours des dernières semaines constituent la source de l’optimisme affiché par le président Trump, mais certaines divergences fondamentales subsistent ».

Selon les mêmes sources, les différends restants portent sur :

Premièrement : le programme de missiles.

Deuxièmement : la question du soutien aux organisations régionales.

Troisièmement : les avoirs iraniens gelés.

Quatrièmement : le détroit d’Ormuz.

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