Kaïs Saïed insiste sur la reddition de comptes des Frères musulmans et la protection des richesses de la Tunisie
Le président tunisien Kaïs Saïed a souligné la nécessité de protéger les richesses du pays et de tenir pour responsables tous ceux qui ont porté atteinte aux institutions publiques, en allusion aux Frères musulmans.
Ces déclarations ont été faites mercredi lors d’une visite qu’il a effectuée à la Société des viandes dans la région d’El Ouardia, à Tunis, selon une vidéo publiée par la présidence tunisienne.
Le chef de l’État a affirmé qu’il « ne laissera pas le peuple être une proie facile pour quiconque », ajoutant que « la loi est l’arbitre suprême sous lequel tous sont égaux ».
Il a assuré que l’État poursuivra sa trajectoire sociale jusqu’à la satisfaction des revendications de l’ensemble des Tunisiens dans tous les domaines.
Faisant implicitement référence aux Frères musulmans, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité de demander des comptes à toute personne impliquée dans des atteintes aux institutions publiques, soulignant que « certains se considèrent comme membres de l’opposition alors qu’ils sont des criminels ».
Il a indiqué que « tous les crimes et transactions suspectes sont documentés depuis les années 1990, ainsi qu’après 2010 » — période ayant suivi la révolution et durant laquelle le mouvement Ennahdha, affilié aux Frères musulmans, a exercé le pouvoir jusqu’en 2021 — imputant à toutes les parties la responsabilité de la situation actuelle de l’entreprise.
Commentant la hausse des prix de la viande rouge, le président a déclaré : « Le citoyen a le droit de consommer de la viande, aux prix fixés par l’État tunisien. »
Les autorités tunisiennes ont fixé le prix du kilogramme de viande ovine à 40 dinars (14 dollars), après qu’il avait atteint 65 dinars (22,7 dollars), et celui du bœuf à environ 32 dinars (11,2 dollars) le kilogramme, après avoir dépassé 45 dinars (près de 15 dollars).
