Un soldat indonésien tué et un autre blessé au sein de la FINUL par un obus
L’armée israélienne annonce que 6 de ses soldats ont été blessés par des missiles guidés du Hezbollah.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a annoncé qu’un membre des forces de maintien de la paix a trouvé la mort à la suite de l’explosion d’un obus sur l’un de ses sites, près de la localité d’Adshit al-Qusayr, dans le sud du Liban, hier dimanche. Elle a ajouté dans un communiqué publié aujourd’hui lundi qu’un autre soldat a été grièvement blessé.
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Le ministère indonésien des Affaires étrangères a indiqué lundi que le casque bleu décédé était de nationalité indonésienne, ajoutant que trois autres ont été blessés par des tirs d’artillerie indirects aux abords du site du bataillon indonésien de la FINUL près d’Adshit al-Qusayr. La FINUL a déclaré dans son communiqué : « Nous ne connaissons pas l’origine de l’obus. Nous avons ouvert une enquête pour déterminer toutes les circonstances de l’incident ».
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a fermement condamné l’incident, affirmant que les attaques contre les forces de maintien de la paix constituent de graves violations du droit international humanitaire et pourraient s’apparenter à des crimes de guerre. Il a appelé à la reddition de comptes et exhorté toutes les parties à garantir la sécurité du personnel des Nations unies.
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La FINUL est déployée dans le sud du Liban pour surveiller les hostilités le long de la Ligne bleue qui constitue la ligne de démarcation avec Israël, une zone située au cœur des affrontements entre l’armée israélienne et les combattants du Hezbollah, soutenu par l’Iran.
La mission, dont le mandat prend fin à la fin de l’année 2026, s’est retrouvée de manière intermittente sous les tirs tant d’Israël que du Hezbollah au cours des deux dernières années.
Le 6 mars, les forces armées ghanéennes ont indiqué que le quartier général du bataillon des forces de maintien de la paix des Nations unies au Liban a été la cible d’attaques à la roquette, causant de graves blessures à deux soldats.
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L’armée israélienne a reconnu par la suite que des tirs de chars avaient touché un site des Nations unies dans le sud du Liban ce jour-là, entraînant des blessures parmi des casques bleus ghanéens.
L’armée a indiqué que ses forces avaient riposté à des tirs de missiles antichars lancés par le Hezbollah, ce qui a conduit à la blessure de 6 soldats, dont 3 grièvement.
La FINUL a déclaré : « Une fois de plus, nous appelons toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international et à garantir en tout temps la sûreté et la sécurité du personnel et des biens des Nations unies, notamment en s’abstenant de toute action susceptible de mettre les forces de maintien de la paix en danger ».
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Des médias hébreux ont annoncé qu’Israël a intercepté 5 roquettes à l’aube lundi, indiquant qu’elles avaient été tirées depuis le Liban en direction de la ville de Haïfa, au nord.
La chaîne hébraïque Channel 12 a rapporté que les interceptions à l’aube lundi ont concerné « 5 roquettes lancées depuis le Liban vers Haïfa », sans plus de détails.
Dans le même contexte, le Hezbollah a annoncé avoir visé « d’une salve de roquettes de qualité » le site israélien de Mishmar HaCarmel, au sud de Haïfa, sans fournir davantage de précisions.
Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël le 2 mars, en solidarité avec Téhéran, deux jours après l’attaque d’Israël et des États-Unis contre l’Iran. Cette attaque du Hezbollah a été suivie par une nouvelle campagne israélienne contre le groupe.
