Grand Maghreb

Libye : Tripoli, risque une nouvelle confrontation entre les milices


La capitale libyenne, Tripoli, est confrontée au risque d’un nouveau conflit entre les milices. Selon certaines informations, des différends de plus en plus nombreux auraient lieu entre les milices de la « dissuasion » et des « Rebelles de Tripoli », rattachées à « Ayoub Abauras », qui cherchent à régler un « ancien calcul ».

Les médias locaux ont rapporté que la milice de la « dissuasion » avait donné aux combattants d’Abu Ras le temps d’évacuer le camp de Saadawy, près d’Ain Zara, au sud de la capitale.

Selon des sources non gouvernementales, Ain Zara a assisté à la mobilisation des « Rebelles de Tripoli », qui avaient auparavant confisqué des véhicules appartenant aux forces de l’ordre de Haitham al-Tajouri et se sont retirés dans la région depuis leurs positions au cœur de la capitale, après les affrontements de samedi dernier.

La milice de la dissuasion semble avoir récemment cherché à étendre son influence dans la capitale, en contrôlant sans frais les zones de la souk Juma et de l’Al-Andalus tout entier, et en mettant fin à la présence de groupes armés comme Al-Nawassi sans prendre une part active aux affrontements de Samedi.

La milice cherche maintenant à régler un « ancien conflit » avec les « rebelles de Tripoli », au cours duquel les deux camps se sont affrontés violemment en juillet dernier, en commençant par des enlèvements mutuels et en se livrant à des affrontements violents dans la région de Farnage, qui ont abouti à un contrôle « de la dissuasion » sur quatre positions d’autres milices, notamment le quartier général anti-drogue de la région des Sept, le quartier général pour la sécurité intérieure et extérieure, le quartier général anti-immigration illégal et le quartier général des « rebelles de Tripoli » vers Ain Zara au sud.

Personne ne les arrête

Face à ces conflits interminables, les Libyens n’ont ni l’une ni l’autre personne qui puisse mettre fin à ce qui se passe dans la capitale, comme l’a fait valoir l’expert militaire libyen Mohammed Sadiq, en soulignant que la seule solution est de mettre fin au chaos des armes et de créer une armée unifiée dans l’ensemble de l’État.

Mais la solution est loin, et les habitants de Tripoli continuent de souffrir sous le nom de « guérillas et milices douces », comme le suggère Sadiq, qui indique que les Libyens n’ont eu d’autre choix que de faire des victimes avec les balles de ces groupes armés.

Protection des civils

Le Président de la Commission nationale des droits de l’homme de la Libye, Ahmed Hamza, a demandé que les civils soient épargnés dans les tragédies de ces affrontements, où les violences sporadiques font peser une menace et une menace graves sur leur sécurité et leurs biens.

Les affrontements du 27 août dernier à Tripoli ont fait 32 morts et 159 blessés, et endommagé 5 établissements de santé, une mosquée et des biens publics et privés.

Les hostilités à l’intérieur de quartiers et de zones civiles densément peuplés peuvent être considérées comme des crimes de guerre, qui doivent faire l’objet d’une enquête car elles sont contraires à la quatrième Convention de Genève, comme l’a fait Hamza, qui affirme que l’utilisation d’armes dans les villes, aussi bien pour détruire des sites hostiles que pour créer un climat de terreur parmi la population civile à des fins militaires ou politiques, est considérée comme un motif d’inclusion dans la catégorie des crimes de guerre et peut être poursuivie au niveau international.

Mise en garde du Conseil de sécurité

Dans une déclaration, jeudi, les membres du Conseil de sécurité ont condamné les violents affrontements qui ont eu lieu à Tripoli et ont appelé toutes les parties à s’abstenir de toute violence ou autre action susceptible d’exacerber les tensions et de saper le processus politique.

Il a mis en garde le Conseil contre l’application des sanctions prévues par la résolution 1970 (2012) aux auteurs d’incidents, y compris les poursuites engagées par la Cour pénale internationale, en rappelant la nécessité de respecter l’accord de cessez-le-feu conclu le 23 octobre 2020 en Libye et de retirer sans plus tarder toutes les forces étrangères et tous les mercenaires du pays.

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