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L’escalade du conflit au Soudan : L’Iran le Qatar et la Turquie au cœur de la tempête


L’Union européenne a intensifié ses accusations contre l’Iran, le Qatar et la Turquie d’attiser la guerre au Soudan en soutenant l’armée. L’Union européenne a publié une déclaration affirmant que l’Iran fournissait des armes, y compris des drones, aux forces armées soudanaises. La Turquie soutient également directement l’armée pour mettre fin à la guerre.

Le journaliste et analyste politique Abu Zaar Ali Al-Amin estime que la nouvelle position de l’Union européenne, qui accuse directement les soutiens des parties prenantes du conflit au Soudan, est très positive. Dans une interview avec Radio Dabanga, il affirme que cette position arrive trop tard et indique un changement dans les orientations internationales concernant le conflit au Soudan, ce qui pourrait être bénéfique pour l’après-guerre, plus que pour le présent.

Il estime que le problème principal des positions internationales sur le conflit au Soudan est leur faiblesse et leur retard, ainsi que leur indifférence générale. Il souligne que la communauté internationale prend souvent des positions qui ne donnent aucun résultat concret, souvent juste pour être annoncées dans les médias. Il évoque ainsi la décision de la Cour internationale concernant les accusations contre l’ex-président Omar al-Bashir, qui n’a rien donné, et souhaite que cette fois-ci, les positions se traduisent par des actions concrètes.

Des mesures plus strictes pour stopper les livraisons d’armes

Abu Zaar estime que les accusations contre l’Iran, le Qatar et la Turquie de soutenir l’armée et d’attiser le conflit au Soudan contiennent une part de vérité, mais sont également utilisées à des fins politiques. Il espère que ces accusations entraîneront des actions concrètes pour réduire la violence et la guerre sur le terrain, notamment par des mesures plus strictes pour stopper les livraisons d’armes.

Le Soudan est devenu un terrain de lutte pour des intérêts concurrents

Le juriste Sadek Ali Hassan soutient que le Soudan est devenu le terrain de rivalités d’intérêts régionaux et internationaux. Dans une interview avec Radio Dabanga, il affirme que les accusations lancées par l’Union européenne contre l’Iran, le Qatar et la Turquie sont justifiées, car il existe une concurrence pour les intérêts au Soudan. Il souligne que la communauté internationale a prouvé son manque de sérieux en ne s’engageant pas de manière décisive pour mettre fin au conflit au Soudan. Selon lui, l’UE est également responsable de la situation actuelle, ayant cherché à protéger ses intérêts, notamment dans la lutte contre l’immigration illégale.

L’Union européenne renouvelle ses accusations contre l’Iran, le Qatar et la Turquie pour avoir attisé la guerre au Soudan en soutenant l’armée.

Josep Borrell Fontelles, le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et Janusz Lenarčič, le Commissaire européen chargé de la gestion des crises, ont déclaré dans une déclaration conjointe que l’Iran fournissait des armes, y compris des drones, aux forces armées soudanaises.

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