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Le Hezbollah irakien lève le voile : reconnaissance de l’armement des Frères musulmans du Soudan par l’Iran


Dans une démarche qui met en évidence la profondeur des liens organiques entre les réseaux affiliés à l’Iran et l’organisation des Frères musulmans, la milice irakienne Kataeb Hezbollah a annoncé son soutien total et le partage de ses ressources avec les « Frères musulmans du Soudan », défiant ainsi directement la récente décision de l’administration américaine de classer le mouvement comme organisation terroriste mondiale.

Selon des informations rapportées par le site Shafaq News, le secrétaire général de la milice, Abou Hussein al-Hamadaoui, a déclaré que l’inscription des Frères musulmans sur les listes du terrorisme constituait « une source de fierté pour eux ». Dans un communiqué officiel, il a affirmé l’engagement de la milice à partager les ressources disponibles avec le mouvement soudanais, utilisant la terminologie des « Ansar et des Muhajirun » pour ancrer symboliquement cette alliance.

Ce soutien mutuel vient confirmer des rapports de renseignement indiquant que des combattants affiliés aux Frères musulmans ainsi qu’à la brigade Al-Bara bin Malik recevraient des formations militaires et des armes du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien.

Ce soutien irakien intervient parallèlement aux déclarations de dirigeants des Frères musulmans soudanais, tels que Al-Misbah Talha et Youssef Alam, qui ont annoncé leur disposition à entrer en guerre aux côtés de l’Iran. Ces déclarations ont mis en lumière l’ampleur de l’influence de l’agenda iranien au sein de l’appareil militaire soudanais, notamment à travers certaines milices islamistes.

Il convient également de noter que le département d’État américain a fondé sa décision de classification sur l’implication présumée des « Frères musulmans du Soudan » et de leurs brigades, notamment la brigade Al-Bara bin Malik, dans des exécutions collectives et des opérations de purification ethnique visant des civils.

Selon ces accusations, ces groupes auraient également mobilisé plus de 20 000 combattants dans le but de compromettre les efforts de paix, ce qui expliquerait la solidarité exprimée par certaines milices pro-iraniennes en Irak, en raison de la convergence de leurs doctrines de combat et de leurs objectifs de déstabilisation.

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