Commission électorale libyenne… le Parlement approuve le budget et des appels sont lancés pour organiser des élections
À l’appui du processus de scrutin général, la Chambre des représentants libyenne a voté à l’unanimité l’adoption du budget présenté par la Haute Commission nationale électorale.
La décision stipule que le budget sera placé sous la supervision du comité des finances du Parlement, dans une démarche considérée comme un soutien direct à la tenue des élections présidentielle et législatives.
Lors d’une séance officielle tenue mardi à Benghazi, la Chambre des représentants a également approuvé la finalisation des nominations au sein du Conseil de la Commission électorale, renforçant ainsi la préparation de l’institution pour la prochaine étape.
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Soutenir le processus électoral
Pour sa part, le Conseil de la Haute Commission nationale électorale a salué les décisions du pouvoir législatif, affirmant que la procédure de pourvoir les sièges vacants s’est appuyée sur l’article (10) de la loi n° 8 de 2013 portant création de la Commission.
Le Conseil a expliqué que son objectif n’est pas de s’accrocher aux postes, mais de clarifier les faits face aux campagnes remettant en cause sa transparence et son indépendance. Il a rappelé son succès dans l’organisation des élections municipales dans différentes régions du pays, malgré les défis et les pressions, ainsi que son refus de céder aux demandes de forces influentes dont les intérêts ont été affectés par la relance du processus électoral.
Le Conseil a appelé les élites politiques et les activistes à faire preuve de rigueur et d’objectivité lorsqu’ils abordent les échéances électorales et les prérogatives de la Commission, avertissant du danger de la diffusion d’informations erronées ou de témoignages qu’il a qualifiés de remplis de mensonges et de calomnies.
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Revendications des droits humains
De son côté, l’Institution nationale des droits de l’homme en Libye a exprimé son soutien aux efforts visant à faire avancer le processus politique, y compris la tenue d’élections générales et la construction d’institutions unifiées de l’État. Toutefois, elle a insisté sur la nécessité de recomposer entièrement le Conseil de direction de la Haute Commission nationale électorale, et non de se limiter au comblement des sièges vacants.
L’Institution a évoqué ce qu’elle considère comme une « perte de confiance » d’une large frange de citoyens envers l’actuel Conseil de direction de la Commission, qu’elle tient pour responsable de l’échec des élections de décembre 2021 et de l’absence de référendum sur le projet de Constitution achevé depuis 2017, malgré l’existence d’une loi spécifique à ce sujet.
Elle a réaffirmé le droit du peuple libyen à un référendum constitutionnel et à choisir ses représentants par le biais d’élections libres et transparentes, considérant cela comme la pierre angulaire de l’édification de l’État de droit et des institutions, et de la fin des longues phases de transition.
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Recomposition de la Commission
Les Conseils des représentants et d’État s’étaient accordés, le 30 septembre dernier, sur la recomposition du Conseil de direction de la Haute Commission nationale électorale dans un délai de dix jours — une décision qui n’a pas encore été appliquée.
Dans le même contexte, l’envoyée de l’ONU en Libye, Hanna Tetteh, a annoncé en août dernier une feuille de route s’étendant sur 12 à 18 mois, soulignant que la nomination de nouveaux membres au sein de la Commission constitue une étape essentielle pour mettre fin aux divisions et relancer le processus électoral.
Par ailleurs, le président de la Chambre des représentants, Aguila Saleh, a pris une décision chargeant trois membres de communiquer avec le comité du Haut Conseil d’État afin d’achever les échéances requises, au premier rang desquelles la recomposition du Conseil de direction de la Commission et les autres postes souverains, les résultats devant ensuite être soumis au Parlement pour décision.
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