Bombardement de l’eau lourde… que savons-nous d’ Arak en Iran ?
L’installation d’« Arak » est revenue sur le devant de la scène vendredi à la suite d’une frappe israélienne, ce qui met en lumière son rôle dans le programme nucléaire iranien.
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Des avions de chasse israéliens ont attaqué le réacteur à eau lourde d’Arak, au centre de l’Iran, après avoir détecté des « tentatives de reconstruction ».
L’Iran a reconnu l’attaque, sans toutefois révéler l’ampleur des dommages subis.
L’eau lourde est une substance particulière utilisée pour faire fonctionner des réacteurs nucléaires tels que le réacteur inactif d’Arak, qui avait été initialement conçu pour disposer d’une capacité de production de plutonium à un niveau militaire, selon un communiqué de l’armée israélienne.
Ces matériaux sont utilisés comme source d’extraction de neutrons à des fins liées aux armes nucléaires.
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Qu’est-ce que le réacteur d’Arak ?
Arak est une installation qui n’est pas en service et qui a été arrêtée conformément aux dispositions de l’accord conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances au sujet du programme nucléaire iranien.
Cependant, l’installation est capable de produire du plutonium, qui peut être utilisé pour fabriquer une bombe atomique, selon l’Associated Press.
Le complexe nucléaire est situé près de la ville d’Arak, dans la province de Markazi, à environ 250 kilomètres au sud-ouest de Téhéran. Il se compose de deux installations principales : l’usine de production d’eau lourde HWPP et le réacteur « IR-40 » d’une puissance thermique de 40 mégawatts.
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Le réacteur d’Arak a été l’un des principaux points de préoccupation de la communauté internationale, en raison de la possibilité d’utiliser le plutonium qu’il produit pour fabriquer des armes nucléaires, ce qui en a fait un axe central des négociations nucléaires entre l’Iran et les grandes puissances.
En 2015, le réacteur a été redessiné dans le cadre de l’accord nucléaire afin de réduire sa capacité de production de plutonium, mais l’installation est restée sous étroite surveillance.
Les soupçons concernant l’installation ont refait surface après le retrait de Washington de l’accord nucléaire en 2018 et les « restrictions » imposées par l’Iran aux inspecteurs internationaux sur le site.
Le réacteur d’« Arak » avait déjà été visé par une frappe aérienne en juin 2025, selon des rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique et des rapports américains.
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