Politique

Quatre cibles potentielles : de nouveaux plans américano-israéliens pour frapper l’Iran


Washington et Tel-Aviv étudient de nouveaux scénarios militaires contre l’Iran, avec des cibles potentielles allant des installations nucléaires aux infrastructures énergétiques.

C’est ce que rapporte le New York Times, citant des responsables américains et d’autres personnes au fait des discussions. Ni la Maison-Blanche ni Israël n’ont confirmé ces informations.

Selon le quotidien, « les armées américaine et israélienne ont élaboré des plans précis pour mener de nouvelles frappes contre l’Iran après les élections de mi-mandat au Congrès ».

Alors que la planification d’une opération brève mais intense progresse, les deux armées ont intensifié leurs exercices, précise le journal.

Des responsables américains ont indiqué que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, avait rencontré cette semaine en Israël le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour discuter de nouvelles frappes.

Quelles sont les cibles potentielles ?

Selon le quotidien, quatre catégories de cibles sont envisagées :

  • Les infrastructures énergétiques.
  • Les installations nucléaires.
  • L’arsenal de missiles.
  • Les drones.

Certains responsables estiment qu’une nouvelle vague d’attaques de grande ampleur pourrait précipiter l’effondrement de l’économie iranienne et contraindre le pays à faire des concessions diplomatiques après près de huit mois de conflit.

Mais des incertitudes demeurent

Le journal souligne toutefois que l’approbation de nouvelles frappes par Donald Trump est loin d’être acquise. Il rappelle que le président américain a rejeté à plusieurs reprises cette année des plans de reprise d’opérations de combat de grande ampleur, y compris ce mois-ci, alors que les armées américaine et israélienne étaient « sur le point de lancer une attaque ».

Les élections israéliennes, prévues le 27 octobre, pourraient également compliquer ces projets.

Selon des experts, une défaite de Benjamin Netanyahu le placerait à la tête d’un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes, ce qui rendrait plus difficile le déclenchement d’une guerre.

Certains analystes estiment néanmoins qu’il pourrait brandir la perspective d’une frappe conjointe imminente des États-Unis et d’Israël pour faire pression sur ses adversaires et les inciter à rejoindre un gouvernement d’union nationale chargé de conduire la guerre. Une telle initiative pourrait prolonger son maintien au pouvoir.

Après l’attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, Benjamin Netanyahu avait formé un gouvernement d’union nationale. Des membres de l’opposition avaient alors intégré le cabinet de guerre afin de contribuer aux décisions relatives à la sécurité nationale.

Alors que les États-Unis rassemblent un arsenal considérable, qui devrait être pleinement opérationnel d’ici au début du mois de novembre selon le quotidien, les efforts diplomatiques et les pressions sur l’Iran se poursuivent. L’objectif est d’obtenir des avancées sur les dossiers liés à son programme nucléaire et au contrôle du détroit d’Ormuz.

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